En juin dernier, nous annoncions dans nos colonnes la renaissance du Mogador, du nom de ce café emblématique de la cité des Géants. La reprise par un jeune indépendant de ce pub anglais situé sur la place Ernest Cambier réjouissait la clientèle qui le fréquentait jusqu’à sa fermeture en septembre 2019, mais également les autorités communales.

Ces dernières déchantent un peu aujourd’hui et pour cause, puisque le bourgmestre s’est vu contraint d’ordonner la fermeture du bistrot en question pour une durée de 15 jours.

En effet, parallèlement au non-respect des règles sanitaires, de nombreux riverains se sont plaints auprès de la Ville de subir en permanence des nuisances sonores provenant de l’établissement bien au-delà d’1 h du matin.

Rappels à l’ordre

"À de multiples reprises, nos services ont été appelés à intervenir pour des faits de tapage nocturne et de troubles à l’ordre public à l’extérieur du café. Certains clients sont allés jusqu’à s’en prendre à du mobilier urbain et des sanctions administratives ont été rédigées ", confirme le chef de zone Frédéric Pettiaux.

Malgré les rappels à l’ordre et les avertissements, la situation ne s’est pas améliorée, obligeant le bourgmestre à prendre un arrêté interdisant temporairement au Mogador d’ouvrir ses portes. Celui-ci est en vigueur depuis mercredi dernier.

Le bourgmestre avait pourtant au préalable convoqué le tenancier en lui faisant bien comprendre ce qui lui pendait au nez. L’intéressé considère cette décision particulièrement dure et injuste, de surcroît en sachant que le secteur Horeca a déjà payé un lourd tribut à l’épidémie du coronavirus.

Il ne nie pas la réalité

S’il ne nie pas la réalité de certaines nuisances, Benjamin Paulet estime que celles-ci ne sont aucunement liées au fonctionnement interne de son établissement et qu’il n’est pas responsable du manque de civisme de certains, ni de tout ce qui se passe sur la place Ernest Cambier.

"Depuis que j’ai pris mes fonctions à Ath voici une dizaine d’années, c’est seulement la 2e fois que j’assiste à la fermeture d’un café suite à des nuisances. Celle-ci peut aller jusqu’à trois mois tout en étant renouvelable en cas de récidive ", commente le chef de corps.