L’heure de la rentrée politique a sonné dans la cité des Géants. Une petite soixantaine de points figuraient à l’ordre du jour du conseil communal qui s’est réuni, hier soir, dans la salle des fêtes de l’école Georges Roland, comme il en a désormais pris l’habitude en raison de la crise sanitaire.

En prélude à cette séance post-estivale, le collège a fait le point sur une série de dossiers susceptibles d’alimenter les débats, à commencer par l’installation de caméras fixes de surveillance sur la Grand-Place. La Ville prévoit, en outre, de mettre en service des caméras fixes temporaires dans le cadre de la lutte contre les incivilités de type environnemental, notamment aux endroits propices aux dépôts sauvages.

La police y est souvent appelée

"La Grand-Place est un des lieux où, en cours de nuit, à la fermeture des cafés, la police est souvent appelée à intervenir. Comme il est impossible d’assurer en permanence une présence policière, le recours à la vidéo peut s’avérer utile dans le cadre de délits (agressions, vols, dégradations) susceptibles de faire l’objet d’une enquête judiciaire", commente le bourgmestre Bruno Lefèbvre.

À l’instar du maïeur, le chef de zone se veut rassurant en précisant qu’il n’est pas question de scruter 24 heures sur 24 derrière un écran tout ce qui se passe sur la Grand-Place. "Nous n’aurions de toute façon pas la capacité ni les effectifs pour le faire. Les images filmées et enregistrées ne seront exploitées que moyennant des conditions très strictes", confirme Frédéric Pettiaux.

Ainsi, seul le chef de corps sera autorisé à les visionner durant un laps de temps bien précis, à savoir un mois, tout en permettant à des membres de son personnel de les consulter durant certains créneaux horaires pour autant que leur demande soit motivée et justifiée.

Après quoi, les bandes seront conservées pendant 12 mois sur un serveur sans risque de piratage puisque celui-ci ne sera pas connecté à Internet, avant d’être définitivement effacées. Au cours de cette période, la police aura toujours la possibilité de les consulter mais uniquement sur base d’un réquisitoire du procureur du Roi ou d’un magistrat pour les besoins par exemple d’un dossier mis à l’instruction.

Les autorités communales ont opté pour le placement de deux caméras : la première sur la façade de l’Hôtel de Ville et la seconde sur celle du Palace.

"Par souci de la sécurité et du bien-être de ses habitants, la nouvelle majorité avait prévu l’implantation d’un tel dispositif au centre-ville au travers de son programme stratégique transversal 2019-2024, le tout bien entendu dans le respect des droits individuels et de la protection de la vie privée sur base d’une concertation avec les services de police", rappelle le bourgmestre.

Une commission spéciale composée de représentants des différents partis siégeant au conseil communal veillera au maintien de ces principes fondamentaux en démocratie. La police sera d’ailleurs tenue de présenter un rapport annuel auprès de celle-ci, comme c’est déjà le cas pour le plan zonal de sécurité.

Bruno Deheneffe