Entre l’ASBL office du tourisme et la Ville de Lessines, le divorce semble cette fois bel et bien consommé ! Et pour cause puisque la majorité arc-en-ciel (PS, MR et CDH) vient de dénoncer lors du conseil communal la convention qui lie les deux parties. Dans la foulée, les élus siégeant au sein du conseil d’administration de l’ASBL ont décidé de démissionner !

Celle-ci permet à l’OT d’occuper le site de l’hôpital Notre-Dame à la Rose dont elle assure par ailleurs la gestion depuis le milieu des années 90. "Cette décision était indispensable pour développer une politique touristique digne de ce nom", estime Dimitri Wittenberg (PS).

Un problème structurel

Ayant récupéré dans ses attributions le tourisme en début de législature, l’échevin socialiste rappelle que le bourgmestre, expert-comptable de formation, était le mieux à même de résorber le gouffre financier dans lequel se trouvait l’institution à l’époque où il en a repris la présidence.

"Progressivement, les dettes les plus importantes ont pu être apurées grâce à un complément de subventions de la FWB (100 000 €), à d’autres aides extérieures ainsi qu’à un contrôle rigoureux des dépenses et des charges qui pesaient sur la structure", poursuit Dimitri Wittenberg.

Bien que les curseurs soient repassés au vert, le collège en est arrivé à la conclusion qu’une réforme des organes de décision s’imposait pour moderniser l’outil et le rendre plus performant.

"Cette proposition visant à modifier les statuts de l’ASBL a été soumise au vote de l’assemblée générale mais n’a pas recueilli le nombre de voix nécessaires. Le blocage est venu des représentants du secteur privé, majoritaire au sein de l’AG."

L’échevin insiste sur le fait que l’OT souffre dans sa configuration actuelle d’un problème structurel qui n’est en rien lié au personnel. La convention dénoncée n’influe pas sur l’existence de l’ASBL même si celle-ci ne sera plus autorisée à occuper le site du musée hospitalier au-delà de septembre 2021.

"Notre intention n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain mais de pérenniser l’OT qui, à l’avenir, pourrait être géré par l’administration communale ou par une structure parallèle comme c’est déjà le cas pour le sport et la culture."