Les automobilistes du Hainaut occidental, mais aussi d’une partie du Brabant wallon ou du Pajottenland, attendent depuis des années la suppression de ce qu’on appelle le "goulot de Halle", entre l’A8 et le ring de Bruxelles. Voilà onze ans déjà, le Gouvernement flamand avançait le projet d’un tunnel pour ramener de la fluidité pour les usagers et de la tranquillité pour les riverains de Halle. Le dossier est cependant tombé en léthargie apparente. Seul élément concret : une passerelle a été installée à la hauteur du carrefour du Rodenemweg, voilà quelques mois.

Aujourd’hui, la ministre flamande de la Mobilité et des Travaux publics Lydia Peeters (Open VLD) annonce avoir mandaté la société Sweco par l’intermédiaire de De Werkvennootschap pour le creusement du tunnel de l’A8 à Halle.

"Ce projet, présenté par le Gouvernement flamand comme un projet prioritaire à aborder, sera mis en œuvre en partenariat public-privé. L’équipe d’étude multidisciplinaire prendra les mesures nécessaires pour affiner le projet, en commençant par un avant-projet et une note de projet. Un processus de communication à toutes les parties prenantes sera également initié."

"Le creusement de l’A8 à Halle porte sur les fers de lance de ma politique : la sécurité routière, la qualité de vie et la fluidité du trafic" souligne la ministre Lydia Peeters. "L’A8 doit pouvoir mieux remplir sa fonction d’axe routier principal. J’ai prévu 5,6 millions d’euros pour cette étude ; les travaux proprement dits sont budgétés à 160 millions d’euros."

Le consortium d’étude nommé commencera par une consultation de toutes les parties prenantes afin de préparer un avant-projet et finalement une note de projet. Celui-ci servira de base à une conception accompagnée pour redéfinir l’A8 entre le ring ouest et le canal Bruxelles-Charleroi. Les points de départ sont la mise sous tunnel du Halleweg et du Nijvelsesteenweg, en tenant compte de l’accès au quartier de Rodenem.

Ce projet, comme un certain nombre d’autres travaux d’infrastructure majeurs et prioritaires, est mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP). Cela signifie que le Gouvernement flamand est à la recherche d’un partenaire privé qui non seulement réalisera les travaux, mais apportera également des idées sur la conception, les mesures pour réduire les nuisances, et financera le projet. Le Gouvernement flamand paiera alors une redevance de mise à disposition pendant 30 ans ; le partenaire privé sera également responsable de l’entretien pendant la même période.