Le jugement de Marc Duvivier, ancien bourgmestre d’Ath, est enfin connu. Il est condamné à verser 9 600 et 4 040 euros d’indemnisation à la partie civile, à savoir la Ville d’Ath, ainsi qu’à 1 320 euros d’indemnité de procédure. Il a, par ailleurs, été acquitté pour la prévention de faux et bénéficie d’une suspension du prononcé, pour une période de cinq ans, pour les autres préventions retenues contre lui. Le Tribunal Correctionnel de Mons a également acquitté Gaëtan Cordier, propriétaire d’une société ayant collaboré avec la Ville d’Ath et présumée complice, pour l’ensemble des préventions à son encontre. Seul son avocat, Maître Discepoli, était présent à la séance.

Marc Duvivier et Gaëtan Cordier avaient enfin pu être entendus devant le Tribunal Correctionnel de Mons le 29 octobre dernier après de multiples reports. Les préventions retenues à l’encontre de l’ancien bourgmestre d’Ath, Marc Duvivier, étaient : faux par fonctionnaire, détournement et fausses domiciliations. Faux et prestations purement privées, au bénéfice de Marc Duvivier, étaient reprochés par la partie civile (Ville d’Ath), à Gaëtan Cordier. Après près de 3 h d’audience, les deux hommes avaient plaidé l’acquittement et la suspension à titre subsidiaire.

L’affaire court depuis juillet 2018 lorsque deux échevins d’Ath ont porté plainte contre l’ancien bourgmestre, Marc Duvivier, qui aurait organisé des marchés publics factices au profit de la société de Gaëtan Cordier. Il aurait également établi des fausses domiciliations et payé ce dernier, aux frais de la commune, pour des prestations réalisées à titre privé. Une précédente plainte similaire avait déjà été portée à son encontre mais il avait pu bénéficier de la prescription des faits.

Le Tribunal Correctionnel de Mons a finalement décidé de condamner Marc Duvivier à verser des indemnités à la partie civile, à savoir la Ville d’Ath, à hauteur de 9 600 et 4 040 euros. Il devra également payer 1 320 euros d’indemnité de procédure. Il a tout de même été acquitté pour la prévention de faux à son encontre. Il bénéficie également d’une suspension du prononcé pour une période de cinq ans. Gaëtan Cordier a quant à lui été acquitté pour l’ensemble des préventions à son encontre.