Le collectif de Montrœul-au-Bois a lancé deux projets pour faire vivre le village dont notamment, la mise en place d'un menhir sur les hauteurs du village. Cette sculpture métallique, imaginée par Gatien Bataille et réalisée par Patrick Jouret avec des matériaux de récupération, est accessible depuis jeudi. La particularité du projet est qu'il est entièrement collectif.

En effet, chaque promeneur et chaque habitant peuvent apporter leur contribution en ajoutant une pierre à l'intérieur du menhir. Pour participer, il suffit de se munir d'une pierre qui se trouve dans un bac, au pied de l'église du village et de se balader jusqu'au menhir. Par la même occasion, les promeneurs peuvent profiter du paysage et de la vue. Une fois la pierre mise à l'intérieur de la sculpture, on peut se photographier à proximité de l'œuvre et envoyer la photo sur le site Internet de Montrœul-au-Bois.

"J'avais envie de mener un projet collectif et artistique tout en respectant les mesures sanitaires liées au coronavirus. J'ai donc eu l'idée de mettre en place un menhir au sein du village. Pour le moment, environ 1/4 du menhir est déjà rempli de pierres. Les retours sont positifs et les personnes sont contentes du projet. Elles ont besoin de se balader dans la région, surtout en cette période. Les participants sont également heureux de pouvoir contribuer et apporter leur touche à cette œuvre. Lorsque le menhir sera rempli, d'après moi, il restera là car cela sera très compliqué de le déplacer. De plus, c'est devenu en quelque sorte, un symbole pour la région", déclare Gatien Bataille.

Le Mur des Villageois

Tout au long du sentier qui mène au menhir, les promeneurs pourront découvrir l'autre projet mis en place par, Gatien Bataille et Pascal Lepoutte, membres du collectif. Le Mur des Villageois a pour objectif de présenter sur divers panneaux, le portrait de plusieurs habitants de la région de Montrœul-au-Bois. En plus d'une photo et d'une brève présentation, les villageois expliquent ce que l'entité de Montrœul-au-Bois représente pour eux. C'est aussi une manière de garder une trace des habitants de l'entité.
© Pascal Lepoutte