La Ville augmente sa dotation pour que le CPAS puisse remplir ses obligations.

Ces dernières années, le nombre de personnes répondant aux conditions pour bénéficier du revenu d’intégration sociale est en constante augmentation dans la cité de Magritte. Les chiffres du centre public d’aide sociale sont édifiants, même si la plupart des autres CPAS de Wallonie sont aujourd’hui logés à la même enseigne et ne parviennent plus, ou difficilement, à joindre les deux bouts.

En 2018, l’institution lessinoise a ainsi traité pas moins de 510 dossiers RIS, contre 310 en 2014. Un record qui risque d’être battu en 2019 puisqu’à la date du 31 octobre dernier, on comptabilisait déjà 475 dossiers qui ont été examinés et acceptés.

À la demande des responsables du CPAS, la Ville de Lessines avait déjà dû, voici quelques mois, fournir un effort en augmentant sa dotation communale de 150 000 €, mais celle-ci s’est avérée insuffisante pour permettre au CPAS de financer jusqu’à la fin de l’année les revenus de ces personnes souvent peu qualifiées ayant été exclues du chômage suite à la réforme sur la durée d’octroi des allocations versées aux sans-emploi.

Unanimité

Jeudi soir, le conseil communal a marqué à l’unanimité son accord pour revoir à la hausse l’intervention communale de manière à ce que le CPAS soit en mesure de faire face à ses obligations en matière de RIS. Une somme supplémentaire de 258 119 € a été dégagée dans le cadre d’une seconde modification budgétaire, ce qui porte désormais à 3 201 639 € le montant de l’intervention communale.

"L’État fédéral prend en charge 55 % des RIS, les 45 % restants étant couverts par le CPAS. Le coût des RIS (55 %) s’élève désormais à 2 650 000 €, ce qui représente une augmentation de 600 000 €", commente le président, Marc Lison (MR).

Notre interlocuteur ne s’attend pas à ce que cette situation s’améliore dans les années à venir. Il se réjouit, par contre, de voir qu’au niveau comptable, le CPAS affiche un boni de 150 000 € sur un budget global de 14,5 millions €.

B.D.