Pays Vert

La construction d'un centre de reproduction ultramoderne pour ces oiseaux exceptionnels est en cours au cœur même du domaine animalier de Cambron-Casteau

Le rêve de Pairi Daiza de réintroduire les Aras de Spix (ce magnifique perroquet bleu éteint dans la nature et connu du grand public par les films d’animation « Rio ») à l’état sauvage va devenir réalité.
Alors que la construction d'un centre de reproduction ultramoderne pour ces oiseaux exceptionnels est en cours au cœur même de Pairi Daiza (Brugelette), un TCA (Accord de coopération technique) vient d'être signé au Brésil entre le gouvernement brésilien et l’ACTP, en présence de membres de la Pairi Daiza Foundation pour réintroduire 50 de ces perroquets dans le désert de Caatinga, leur territoire naturel, d'ici la fin 2019.

Un centre de réintroduction est également en train d'être construit sur place, chapeauté par l’ACTP (Allemagne), la Pairi Daiza Foundation et le Jurong Bird Park (Singapour). Le nouveau gouvernement brésilien dirigé par le président Jair Bolsonaro a également manifesté son intention de faire revivre cet oiseau emblématique.

Le 7 juin, des représentants de la Pairi Daiza Foundation et de l'ACTP (Association pour la conservation des perroquets menacés, Allemagne) se sont rendus au Brésil pour signer les derniers accords avec le gouvernement brésilien concernant la réintroduction de l'Ara de Spix dans son habitat naturel. Partenaire important de ce projet, la Pairi Daiza Foundation s’implique considérablement, depuis plusieurs années, dans le projet de réintroduction de ces oiseaux bleus emblématiques dans leur environnement naturel : la nature sauvage de la région brésilienne de Caatinga, d’où ils ont complètement disparu depuis l’an 2000.

La réintroduction de l'Ara de Spix est devenue une priorité absolue pour toutes les parties prenantes. Notamment pour le gouvernement brésilien qui prend ce projet très au sérieux. La ministre brésilienne de l'Agriculture et vice-ministre de l'Environnement, Tereza Cristina, a notamment signé l’Accord de coopération technique, le 7 juin.

Un obstacle important a donc été franchi, puisque ce ne sont pas moins de... cinquante Aras de Spix qui seront transférés au Brésil d’ici fin 2019, où un centre de remise en liberté est en cours de construction par l’ACTP (avec le cofinancement de la Fondation Pairi Daiza et du Jurong Bird Park de Singapour). Ce centre de remise en liberté se construit en plein cœur d'une zone-cible complètement reboisée qui s’étend sur plusieurs milliers d'hectares, ce qui devrait garantir à cette espèce un avenir sûr et prospère. Le Centre de réintroduction accueillera initialement les oiseaux des installations de l’ACTP à Berlin, puis dans une phase ultérieure les jeunes individus du centre de reproduction en construction à Pairi Daiza. Ils y seront acclimatés et préparés à leur réintroduction dans la nature au Brésil.

En attendant, Pairi Daiza (qui était à l'origine un parc ornithologique) poursuit donc, au cœur de ses jardins, la construction de son centre de reproduction pour les Aras de Spix et autres oiseaux rares. Au total, ce ne sont pas moins de trois millions d'euros qui sont investis par la Pairi Daiza Foundation dans la construction de ce centre à la pointe. Celui-ci devrait permettre aux couples d'Aras de Spix de se reproduire dans les meilleures conditions possibles, et ainsi offrir aux jeunes volatiles toutes les chances de pouvoir recoloniser leur habitat naturel situé au Brésil.

© Pairi Daiza