Pays Vert

Une soirée était organisée dans la salle des Acacias pour informer la population enghiennoise. Certains habitants ne voient pas d’un bon œil l’arrivée près de chez eux de détenus en fin de peine désireux de se réinsérer dans la société

Une séance d’information s’est tenue, mercredi soir, à Enghien au sujet du projet-pilote relatif à l’ouverture, prévue en janvier 2020, d’une maison de transition comme il en existe depuis 30 ans au Pays-Bas et dont la vocation est de faciliter la réinsertion de détenus en fin de peine à l’issue de leur sortie de prison.

Une première structure de ce type en Belgique vient d’ouvrir ses portes à Malines. D’ici quelques mois, un centre identique pouvant accueillir jusqu’à 15 détenus désireux de retrouver une place dans la société est censé voir le jour au n°242 de la chaussée d’Ath, à Marcq.

Depuis plusieurs semaines, une pétition ayant déjà recueilli quelques 800 signatures circule contre ce projet qui a fait débat lors de cette réunion organisée dans la salle des Acacias et à laquelle ont assisté de nombreux opposants.

Parmi les orateurs figuraient le porte-parole du ministre de la Justice Koen Geens, le responsable de la société de gardiennage (G4S) qui assurera la surveillance des prisonniers réinsérables à l’intérieur de ce bâtiment mais également la directrice de la prison de Leuze et le bourgmestre de la cité d’Arenberg Olivier Saint-Amand (Ecolo) dont les interventions peuvent être visionnées ci-dessous.

A l’issue de la présentation du projet par ces différentes personnes, celles-ci ont répondu aux questions des citoyens et riverains dont certains contestent le choix de l’emplacement tout en s’inquiétant du profil des détenus qui fréquenteront cette maison de transition appelée à se multiplier en Belgique afin de lutter contre la surpopulation carcérale tout en offrant un autre modèle pénitentiaire à même de réduire le taux de récidive qui demeure très élevé dans notre pays.