Pays Vert L’opposition estime que la majorité devrait plutôt investir dans la sécurité aux abords du club de Vaudignies que de racheter le terrain de foot de Chièvres.

Situé rue de Mons, dans une impasse menant au domaine militaire du Shape, le terrain de football du RFC Chièvres 69 - dont l’équipe première évolue en 4e Provinciale - a longtemps appartenu à une dame qui est aujourd’hui décédée.

En quête d’un repreneur, les héritiers de la défunte propriétaire se sont tournés vers les autorités communales qui ont marqué leur intérêt pour racheter cette parcelle dédiée à la pratique du ballon rond et dont la superficie avoisine les 1,5 hectare.

"Le géomètre des vendeurs a estimé la valeur du terrain à 180 000 €", indique l’échevine Zoé Delhaye (MR), en charge des Sports. Malgré une évaluation légèrement supérieure de 185 000 €, les deux parties sont tombées d’accord sur le montant initial de 180 000 €.

"Ce rachat par la commune va permettre par le biais d’une convention de pérenniser les activités du club et pourquoi pas de les développer. Si le terrain avait été cédé à un opérateur privé, rien ne dit que ça aurait été possible, du moins à cet endroit-là" , poursuit la jeune échevine libérale.

Cette dernière y voit, par ailleurs, un investissement public sur le long terme dans la mesure où les installations du RFC Chièvres 69 se trouvent en zone d’équipements communautaires.

Autrement dit , la commune pourrait très bien, dans le futur, y aménager d’autres infrastructures comme, par exemple, une piscine ou des terrains de tennis. Pour l’opposition socialiste, il n’y a aucune urgence à ce que la Ville devienne propriétaire de ce terrain. "Selon nous, la priorité n’est pas à Chièvres mais à Vaudignies où se posent de sérieux problèmes de sécurité", commente Olivier Hartiel.

Le chef de file du PS déplore, de surcroît, que ce point soumis au vote ne repose sur aucun projet concret. À l’instar du bourgmestre Claude Demarez (PS), l’échevine des Sports reproche à la minorité de politiser ce dossier.

"Ce n’est pas pour autant que nous délaissons les autres clubs sportifs et notamment le club de foot de l’AS Vaudignies" , insiste Zoé Delhaye.

La majorité se dit bien consciente de l’insécurité qui règne aux abords des installations footballistiques bordant la chaussée de Saint-Ghislain où les voitures circulent à vive allure. L’absence de parking rend l’accès au terrain d’autant plus dangereux.

"Chaque chose en son temps. Concernant l’AS Vaudignies, une réflexion globale s’impose par rapport à son emplacement. Pourquoi pas en réalisant un audit sur la problématique sécuritaire autour du stade de Vaudignies en vue de dégager des solutions efficaces sur le long terme."