Originaire de l'entité de Lessines, Danielle aime vraisemblablement jouer avec le feu et dialoguer avec l'au-delà. En mai et juillet 2017, la prévenue a effectivement mis le feu à un véhicule et à un immeuble qui était habité, en pleine nuit. Fort heureusement, aucune victime n'a été déplorée. Atteinte de psychose, elle était au moment des faits, incapable de maîtriser ses actes. 

Consciente de sa maladie, Danielle a ainsi confié au tribunal correctionnel de Tournai d'avoir communiqué avec les anges lors de ces faits gravissimes. Malgré cela, elle a maintenu devant la barre que sa vie était à ce jour, paisible. "Actuellement, je me sens bien. Avant, il est vrai que je fréquentais des personnes qui ne fallait pas. Aujourd'hui, j'ai une belle vie et je ne vois pas pourquoi cela changerait". 
 
Une amélioration est constatée
 
Même si la prévenue est toujours sous médication, le représentant du ministère public reste tout de même inquiet face à cette situation. Ce dernier a donc sollicité l'internement de Danielle. "Il serait judicieux d'être éclairé par des professionnels concernant le traitement de la prévenue. On ne sait pas de quoi elle serait capable sans son traitement".
 
Pour l'avocat de la défense, il est inévitable de tenir compte du traitement en cours. "Ma cliente continue à entendre des voix et n'est plus dans le déni de sa maladie. Le psychiatre a constaté une amélioration et a précisé que sa psychose se stabilisait". L'avocat de la prévenue a ainsi demandé la désignation d'un expert. Le jugement sera prononcé le 23 décembre prochain.