Le maïeur a confirmé avoir déjà répondu aux questions du parquet.

En plus d’être mal placés, les riverains de la rue de la Florbecq chicanent encore, sans mauvais jeu de mots, sur le fait que cet aménagement routier ne soit ni bien indiqué ni éclairé quand le soir tombe. Ils se disent inquiets pour leur intégrité physique mais également pour celle des nombreux enfants qui fréquentent le club de football de Meslin, dont les installations se situent à proximité.

"Si les voitures ne freinent pas, celles-ci passent sans problème et à n’importe quelle vitesse entre les deux plots", souligne encore Nathalie Dony qui, dans le cadre de ses récriminations, a fait l’objet d’un reportage télévisé sur RTL-TVI.

D’autres aménagements ?

À la demande d’un mandataire lessinois siégeant dans l’opposition Soci@libre, ce dossier vient de revenir sur la table du conseil communal. Par la voix de Maxime Bernus, le groupe Soci@libre d’Isabelle Privé a relayé les doléances des habitants en suggérant d’opter pour de nouveaux aménagements plus sécurisants : ralentisseurs de vitesse, rappels lumineux ou marquage au sol d’un passage pour les piétons.

Le bourgmestre Pascal De Handschutter (PS) a confirmé qu’il avait été entendu par la justice suite à la plainte d’une riveraine et que son échevine des Travaux, Marie-Josée Vandamme (PS), attendait de l’être à son tour. Invoquant le respect de la séparation des pouvoirs, le maïeur est resté très laconique et n’a pas voulu s’exprimer tant que la procédure judiciaire était en cours. Il s’est contenté d’évoquer les deux scénarios possibles.

Ou le parquet considère que la Ville est fautive et l’oblige à réaliser d’autres aménagements, ou elle ne l’est pas et se pose dès lors la question de savoir si ceux-ci se justifient.

Faisant l’objet d’une plainte, le bourgmestre et l’échevine en charge de la Sécurité routière n’ont pas participé au vote de ce point complémentaire autour duquel un large consensus s’est dégagé.