Pays Vert Le ministre Henry confirme l’abandon du dernier tronçon mais promet d’étudier des solutions alternatives pour les riverains.

Un peu à l’instar de la future route d’accès au parc Pairi Daiza qui fait parler d’elle depuis déjà un sacré bon bout de temps et dont ignore toujours à ce stade si celle-ci verra le jour, et si oui dans quel délai et sur quelle distance, la finalisation de la route de contournement de Lessines (N56) risque de revenir régulièrement au cœur de l’actualité.

Et pour cause, puisque plus personne n’ignore dans la cité de Magritte que le financement par le SPW des travaux relatifs à ce dernier tronçon de quelques kilomètres devant relier les chaussées de Renaix (N57) et de Grammont (N42), est sérieusement compromis.

Pour rappel, le nouveau gouvernement wallon a pris la décision de ne plus construire de nouvelles routes mais plutôt de rénover les voiries existantes tout en concentrant les investissements dans le domaine de la mobilité douce.

Si Lessines n’est pas la seule à figurer sur la liste des villes wallonnes susceptibles de devoir faire le deuil d’un projet (auto)routier de manière partielle ou globale, l’annonce du GW passe très mal auprès des autorités communales mais aussi des riverains qui attendent avec impatience la réalisation de cette ultime phase pour être soulagés des nuisances liées au trafic sur l’axe concerné.

À l’unanimité, le conseil communal vient d’adopter une motion en soutien à la lettre du bourgmestre qui demande au GW de revoir sa position dans le dossier spécifique à la N56.

Alors que son prédécesseur Carlo Di Antonio (CDH) avait budgétisé une enveloppe de 8,5 millions d’euros pour finaliser le contournement lessinois, le ministre de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo), confirme que ce projet n’est plus considéré comme prioritaire, du moins sous cette législature.

"Cela ne veut pas dire pour autant que nous n’allons pas étudier des solutions alternatives pour satisfaire les riverains impactés", commente le ministre Henry tout en insistant sur le fait qu’il s’agit "d’un accord de majorité entre les trois formations politiques désormais au pouvoir".

Affaire à suivre donc mais il y a fort à parier que l’on reparlera très prochainement de ce qu’il convient désormais d’appeler "la saga de la N56".