Comme nous le relations jeudi dernier sur notre site dhnet.be, des actes de vandalisme ont été commis ce jour-là au cimetière du village de Maffle, dans l’entité athoise.

Quand les services de police sont arrivés sur place pour constater ces faits inqualifiables, c’est un spectacle désolant et révoltant qui s’est offert à leurs yeux. Des gerbes de fleurs jonchaient les allées tandis que des éléments décoratifs (plaques, vases, croix) venaient d’être brisés en plusieurs morceaux. Des débris ont même été découverts dans les champs entourant ce lieu de recueillement.

De nombreuses pierres tombales ont subi d’importants dégâts, y compris des sépultures d’enfants et d’anciens combattants. Ces dégradations difficilement compréhensibles pour le commun des mortels ont scandalisé les proches des défunts reposant à Maffle et dont la dernière demeure a été profanée.

Également sous le choc, les fossoyeurs n’ont pas ménagé leurs efforts dans les jours qui ont suivi ces agissements odieux pour remettre en état le cimetière délabré et récupéré les objets funéraires saccagés.

Ceux-ci sont désormais à la disposition des familles préjudiciées. Chacune des pièces figure dans un registre photographique qui peut être consulté à l’accueil du centre administratif durant les heures d’ouverture habituelles. À savoir du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h, de même que le samedi de 10h à 12h.

Une fois les objets identifiés, la commune fixera un rendez-vous avec le fossoyeur et les familles lésées qui pourront ensuite en reprendre possession sur place. Celles-ci peuvent directement contacter les services compétents au 068/84.10.67 ou envoyer un mail à l’adresse suivante: etat.civil@ath.be

Par ailleurs, la Ville encourage les personnes préjudiciées à déposer plainte auprès de la police locale. Il est possible de le faire sur rendez-vous via le site www.policeath.be ou en téléphonant au 068.266.266.

Du côté de l’enquête, celle-ci n’a pas tardé à aboutir puisqu’un suspect a rapidement été arrêté en région montoise, avant de passer aux aveux. Le chef de zone Frédéric Pettiaux confirme que l’auteur des faits a bien été identifié et privé de liberté.

Ce dernier indique encore que ces dégradations volontaires ne sont pas l’œuvre de jeunes désœuvrés comme c’est souvent le cas. De source bien informée, le vandale aurait disjoncté après avoir un perdu un ami cher.

"Fort heureusement, de tels actes sont très rares sur le territoire de l’entité qui totalise pourtant 23 cimetières", rappelle le chef de corps.