Pays Vert

C’est une célébration peu ordinaire qui vient d’avoir lieu à Mévergnies, charmant petit village de l’entité de Brugelette célèbre pour ses rues pavées témoignant d’un glorieux passé industriel

Sous l’impulsion du MAP (traduisez Mévergnies art et pavés), une plaque commémorative a été inaugurée devant l’église en présence de nombreuses personnes, parmi lesquelles Martine Sculier, échevine de la Culture.

Ayant pour vocation de mettre en évidence le passé des carrières de Mévergnies et d’autres richesses insoupçonnées du patrimoine minéral mais aussi végétal, l’association présidée par l’artiste Michel Jamsin a eu la bonne idée de commémorer le 100e anniversaire de l’arbre de la liberté, un majestueux tilleul planté juste après la Première Guerre mondiale (1919) dans l’ancien cimetière jouxtant l’édifice religieux.

"À l’instar des autres arbres plantés aux abords des églises de l’entité, ce superbe tilleul est repris sur la liste des arbres remarquables répertoriés par la Région wallonne. Pour y figurer, plusieurs conditions sont à remplir. Il faut notamment que le tronc de l’arbre affiche un diamètre de 1,05 m à 1,5 m hors du sol. C’est le cas de ce vénérable spécimen ayant 100 ans d’âge", indique Martine Sculier.

En tant qu’arbre de vie, l’arbre de la liberté symbolise la continuité, la croissance, la force et la puissance. Trouvant racine en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité comme signes de paix et symboles d’affranchissement, ces merveilles de la nature étaient censées grandir avec les institutions nouvelles. À Mévergnies, c’est plutôt la joie de liberté retrouvée après les dures souffrances de la guerre 14-18 qui ont prévalu à sa plantation.

Des recherches approfondies ont permis d’établir que cet arbre avait été mis en terre voici un siècle par Marie-Thérèse Colin, nonagénaire et doyenne du village à cette époque.