Le métier d'éboueur est parfois largement critiqué. Cependant, par n'importe quel temps, ces professionnels sont toujours au poste pour effectuer leur travail avec énormément de courage. Mickaël Poriau travaille depuis quelque temps, comme éboueur mais pour lui, c'est beaucoup plus qu'une activité professionnelle.

"Mon métier est une vraie passion. Je n'ai pas l'impression de travailler car j'aime ce que je fais. Je ne vois vraiment pas les semaines passer en effectuant le métier d'éboueur. Au plus, je ramasse de sacs, au plus je suis satisfait", déclare Mickaël.

Dans n'importe quelle circonstance, les éboueurs sont toujours prêts à faire leur travail et à contenter tous les citoyens. Pour le jeune homme, le courage est la principale qualité que doit avoir un éboueur. "Nous travaillons été comme hiver, il faut donc être courageux. Parfois, nous pouvons entendre certaines critiques qui insinuent que nous sentons mauvais. Sauf que notre métier est important pour beaucoup de monde. Nous avons de la chance d'avoir beaucoup de remerciements de la part de la population et des membres de l'administration communale de Frasnes", précise Mickaël Poriau.

Un métier à risque

Cela peut paraître étonnant pour plusieurs d'entre nous, mais la profession d'éboueur peut parfois être dangereuse et le risque d'accident est présent. "Notre activité professionnelle comporte différents risques. Nous devons par exemple, être vigilants au trafic et donc aux voitures quand nous descendons du camion pour ramasser les différents sacs-poubelle. De plus, les objets coupants qui sont parfois mis dans les sacs peuvent très rapidement nous blesser".

Lors du confinement et tout au long de la crise sanitaire, les éboueurs n'ont jamais cessé leur travail. Or, ceux-ci sont en contact permanent avec les déchets de tous les foyers. D'ailleurs, lors du premier confinement, de nombreux éboueurs ont été remerciés par des enfants bienveillants qui accrochaient des dessins sur les sacs-poubelle ou aux fenêtres. Pour Mickaël, le métier d'éboueur n'a pas été assez pris en considération par le gouvernement. "Notre métier n'a pas été reconnu pendant cette période alors que, nous sommes toujours en contact avec les sacs et les déchets, les risques liés au coronavirus sont donc, plus élevés. Cependant, je n'ai pas à me plaindre, la commune de Frasnes a pris énormément de mesures afin de protéger chaque éboueur de la COVID-19", conclut Mickaël Poriau.