Heureux évènement à Paiza Daiza qui vient d'enregistrer une seconde naissance chez ses orang-outans et ce, à moins de quatre mois d'intervalle. Mercredi après-midi, Sinta, une femelle orang-outan de 27 ans, a donné naissance au bébé orang-outan que Gempa (15 ans) et elle attendaient depuis de longs mois. "Sinta le couvre déjà d’un amour maternel que l’on sait incroyablement généreux", commente le parc sur sa page Facebook. Avec ce bébé et Mathaï, le petit orang outan de l’autre famille d’orang-outans qui est né le 28 novembre dernier, Pairi Daiza héberge désormais sept magnifiques orangs-outans de l’espèce originaire du nord de la grande île indonésienne de Sumatra.

Cette naissance est une formidable nouvelle pour l’espèce. Les orangs-outans sont en effet classés en danger critique d’extinction par l’IUCN, l’International Union for Conservation of Nature. Victimes du braconnage et de la destruction de leur habitat forestier, remplacé notamment par d’immenses plantations de palmiers à huile, ils voient leur population lentement décliner. On estime qu’il subsiste à peine 14.000 orang-outans de Sumatra dans la nature. 

Le jardin zoologique de Cambron-Casteau (Brugelette) est très engagé en matière de conservation des espèces menacées. "En préservant le capital génétique de l'orang-outan dans le cadre de programmes de conservation, les parcs animaliers réduisent le risque d'extinction totale.
Par ailleurs, les orangs-outans de Pairi Daiza sont de véritables ambassadeurs de leurs pairs dans la nature. Et leur présence agit comme un levier pour d'importants projets de protection des orangs-outans à l'état sauvage, comme le projet de reforestation de la Pairi Daiza Foundation en Indonésie où 11.000 nouveaux arbres ont déjà été plantés"
, rappellent les responsables du parc. 

Si certains visiteurs ont eu le privilège d’assister à la mise bas, Pairi Daiza a décidé d'interdire l’accès au territoire de Sinta et Gempa pendant quelques jours. Les premiers jours d’un orang-outan, comme pour les nouveau-nés de toutes les espèces, sont une période sensible et fragile et il incombe de laisser le bébé se reposer et prendre des forces dans les bras de sa maman. Les soigneurs de Pairi Daiza, avec qui les orangs-outans ont tissé une longue et forte relation de confiance, restent bien entendu présents, à distance, pour accompagner la famille. Au lendemain de la venue au monde de ce petit orang-outan, ces derniers sont à peu près sûrs qu'il s'agit d'un mâle.