Par le biais de nos confrères du journal Le Soir, les membres de l'asbl Revolth ont appris ce mardi que de nombreux tracés alternatifs (885 semblerait-il !!!) existent dans le cadre du dossier Boucle du Hainaut. 

Depuis la demande d'Elia introduite en septembre dernier, le collectif citoyen demande l’abandon pur et simple du projet de ligne à haute tension (380.000 volts) et, dans sa phase 1, l’abandon de la procédure actuelle de modification de plan de secteur. Un des arguments avancé par les nombreux opposants est que cette Boucle du Hainaut est totalement disproportionnée et ne servira que d'autres intérêts comme le transport international d'électricité et les intérêts économiques d’Elia, motivés dernièrement par son entrée au BEL20 selon l'asbl Revolth. 

"Un vent bien plus favorable que celui brassé par une pale d’éolienne nous a fait parvenir la carte des tracés alternatifs proposés lors de l’enquête publique et qui devront être étudiés par le cabinet du ministre wallon Willy Borsus. Si certaines alternatives sont farfelues, d’autres sont nettement plus pertinentes. Elia en a retenu pas moins de 850 comme répondant au besoin et donc potentiellement être le tracé final", indique l'asbl Revolth dans un nouveau communiqué. 

"Notre groupe n’a jamais voulu refiler la patate chaude à d’autres communes, ni à d’autres citoyens. Or, aujourd’hui, l’épée de Damoclès n’est plus seulement au-dessus des 14 communes initialement concernées mais au-dessus de plus de 70 communes ! Tout est à présent dans les mains du ministre Borsus. Si ce dernier donne le feu vert pour la poursuite de la
procédure, il devra alors choisir quelles alternatives parmi les 885 il demandera d’analyser dans le cadre des études d’incidence. Mais que diront, par exemple, les Tournaisiens, les Montois ou encore les Louvièrois, les Thudiniens si le tracé venait à, finalement, traverser leur territoire, leur village ou leur jardin",
s'interroge-t-on du côté de Revolth. 

Et les opposants d'ajouter en substance: "Surtout qu’ils n’auront pas, comme les citoyens des 14 communes impactées depuis septembre dernier, autant de temps pour se battre, pour démontrer l’absurdité de ce projet fou et démesuré qui, au passage, va défigurer nos campagnes, nos villages et détruire des vies."

Le groupe Revolht compte sur le gouvernement wallon et plus particulièrement sur le ministre Borsus pour prendre la meilleure décision qui soit : le rejet pur et simple de la demande de révision du plan de secteur introduite par Elia et une véritable réflexion sur le futur énergétique de la Wallonie.

Ses représentants se réjouissent, par ailleurs, de voir que certaines communes (Soignies, Ecaussines, Ath, etc.) ont réinsisté lors de leur conseil communal à ce que ce rejet soit adopté à travers une motion. La communauté urbaine du Centre (CUC) et la conférence des bourgmestres de Wallonie Picarde ont d’ores et déjà annoncé qu’elles avaient rendu un avis défavorable sur le sujet.

Pour l'asbl Revolth, "le ministre Borsus ne peut rester sourd face à ces milliers de demandes d’abandon du projet !."