Empiétant de 50 m sur le territoire brugelettois, le conseil communal a dû aussi se positionner sur celle-ci.

Le projet de la nouvelle route d’accès au parc Pairi Daiza (N56b) est revenu, lundi soir, sur la table du conseil communal.

Lors de la précédente séance du 30 avril, les mandataires de l’ancienne cité sucrière s’étaient positionnés de manière divergente sur les deux premières phases mais entre-temps, les Communaux ont attiré l’attention du collège sur fait que le conseil communal devait également se prononcer sur la 3e phase dans la mesure où celle-ci empiète d’une cinquantaine de mètres sur le territoire brugelettois.

"Ne pas le faire, c’est exposer la décision du conseil communal à un recours en conseil d’État susceptible de bloquer l’évolution du dossier", commente le mouvement de Michel Niezen siégeant sur les bancs de l’opposition. Un nouveau vote s’avérait donc nécessaire comme l’explique le bourgmestre.

"Nos services ont été induits en erreur par des plans un peu trop approximatifs. Ces derniers ont pris contact avec le fonctionnaire délégué de l’urbanisme à Mons qui sera amené à délivrer ou à refuser le permis pour lequel Pairi Daiza a introduit une demande. Selon lui, la décision prise le mois dernier par le conseil communal n’est pas du tout illégale mais pourrait être considérée comme incomplète" , explique André Desmarlières.

Toujours selon le fonctionnaire délégué, le conseil communal n’a pas à s’exprimer sur les différentes phases spécifiques au permis d’urbanisme mais bien sur le projet de la N56b dans sa globalité ainsi que sur le décret des voiries communales susceptibles d’être impactées par la nouvelle route.

C’est dans ce sens que le point a été resoumis au vote. Les Communaux ont dit non à la phase 3, de même qu’Ecolo et Brugelette Ensemble. La majorité, elle, y est favorable comme pour les deux premières phases même si elle estime que la commune n’a pas à s’immiscer dans ce 3e volet du dossier qui concerne en priorité l’entité d’Ath.

"Si on se limite à la phase 1, Silly et Gibecq seront les deux communes les plus impactées par la circulation tandis qu’en réalisant les suivantes, on éliminera une grande partie du trafic empruntant la nouvelle route, y compris dans les autres villages", argumente le maïeur.

Un avis que ne partage pas le leader des Communaux. "Sous sa forme actuelle, la phase 3 est la concrétisation malheureuse d’un contournement Sud-Est de la ville d’Ath traversant les villages d’Attre et de Mévergnies. Notre groupe ne peut pas accepter qu’une telle voirie passe par ces villages densément peuplés avec toutes les conséquences en matière de nuisances pour les habitants", dixit Michel Niezen.

B.D