Pays Vert

La commune espère obtenir gain de cause après avoir été débouté par le SPW en ce qui concerne la création d’un parking sans permis

Depuis avril dernier et la fin de la gratuité du parking de la gare SNCB pour les usagers du rail, à Silly, les navetteurs originaires de l’entité ont la possibilité de stationner leur voiture en dehors de celui-ci à condition d’être en possession d’une carte “riverains” délivrée gratuitement par la commune.

Celle-ci met à leur disposition 70 emplacements non payants, dont une trentaine à la rue Carmois, en contrebas de pont surplombant la ligne de chemin de fer Tournai – Bruxelles (94). Depuis plusieurs, cette aire de stationnement suscite une certaine controverse.

En effet, la commune l’a aménagé sans être en possession d’un permis digne de ce nom. Cette oubli ou cette erreur n’a pas échappé à un couple de riverains qui a attiré l’attention de la Région Wallonne sur le caractère illégal du parking en question. Ces derniers se plaignent, en outre, de subir des nuisances et des problèmes de mobilité suite à l’apparition de ce parking le long de la voirie menant à leur propriété

Le dossier est revenu, lundi soir, sur la table du conseil communal. Le bourgmestre Christian Leclercq (LB/MR) en a fait les rétroactes, rappelant d’abord que la demande de régularisation introduite par la commune auprès du SPW n’avait pas abouti.

“Dans la foulée, nous sommes allés en recours mais là encore sans obtenir gain de cause”, regrette le maïeur. Lundi soir, le collège a dès lors obtenu du conseil communal le feu vert pour saisir le conseil d’Etat devant lequel un recours en annulation sera introduit sur base d’une note de l’Union des Villes et Communes.

“Au regard du code de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire de l’UVCW, aucun permis n’est requis pour créer un parking lorsque celui-ci se situe à proximité d’un ouvrage d’art comme c’est le cas ici puisqu’il se trouve en bordure d’un pont”, indique Christian Leclercq.

Le bourgmestre a encore fait savoir que le conseil d’Etat disposait d’un délai de deux ans pour rendre son verdict. “Le recours n’étant pas suspensif, le parking restera effectif jusqu’à la décision de la haute juridiction”.