Comme annoncé, le tribunal correctionnel de Tournai le procès à charge de Pascal Delcourt qui devrait s'ouvrir ce mercredi matin au Palais de Justice de Tournai. L’avocat du marchand de chevaux d'Ogy (Lessines) - cité à la barre du chef de 22 préventions portant notamment sur des faits gravissimes de maltraitance animale - a sollicité le tribunal de manière à ce que celui-ci fixe un calendrier de conclusions à déposer par les différentes parties prenantes dans ce dossier.

Sur base de l’article 152/1 §1er du code d’instruction criminelle, le magistrat n'était pa en mesure de refuser cette demande de remise. L’audience initialement prévue ce 13 janvier n’est donc pas entrée dans le vif du sujet. La date du report a été fixée au 9 juin.

L'asbl Animaux en Péril et les autres associations qui se sont constituées partie civile (Le Rêve d’Aby, Equi’Chance, Animal sans Toi..t et Help Animals) regrettent bien sûr de devoir encore patienter près de six mois tout en comprenant l’importance du respect des procédures. "Ces échanges de conclusions entre avocats des différentes parties dont le calendrier est établi par la juge sont une preuve de l’importance réservée au dossier et du sérieux avec lequel celui-ci sera traité", se réjouit Jean-Marc Montignies, président d'Animaux en Péril.

À l’audience de ce matin, la juge a d’ailleurs déclaré qu’il faudra y consacrer tout le temps nécessaire et que le dossier ne doit pas être plaidé « à la va-vite ». La future audience ira d’ailleurs au finish et Pascal Delcourt sera obligé d’y assister afin de répondre personnellement aux questions de la juge dans le cadre d’une instruction d’audience.

Les éléments qui causent le report de l’audience d’aujourd’hui sont donc en fait une preuve du grand sérieux avec lequel les faits sont traités par le tribunal qui prendra le temps de sonder les méfaits du personnage, ses causes et ses conséquences.

« On peut donc finalement se satisfaire de ce report même si les associations doivent du coup encore patienter pour voir Pascal Delcourt répondre de ses actes devant la justice », conclut-on du côté des parties civiles.