Le permis a été octroyé à Infrabel pour créer un passage sous voies.

Depuis toujours, les Lessinois doivent traverser les deux premières voies recouvertes par des plaques en béton pour atteindre l’autre quai en gare de Lessines.

Même si un tel passage en surface existe encore dans certaines villes, celui-ci semble quand même appartenir à une autre époque, voire être un peu surréaliste dans une cité, il est vrai, qui a vu naître un certain Magritte.

Ce dispositif archaïque oblige, de surcroît, la SNCB à assurer la traversée des usagers du rail empruntant dans les deux sens la ligne Ath-Grammont grâce à deux agents qui se relaient à tour de rôle de 6 h à 21 h.

Le week-end par contre, comme il n’y a aucune surveillance, tous les trains voyageurs et marchandises transitent uniquement par la voie n°3 pour garantir l’intégrité physique des voyageurs.

Ces derniers sont encore environ 400, dont 200 étudiants, à fréquenter quotidiennement la station ferroviaire qui, à une époque pas si lointaine, en accueillait plusieurs milliers.

Voilà déjà bien longtemps que les membres du conseil consultatif des aînés sollicitent la création d’un tunnel sous voies. En effet, la hauteur des deux marches est beaucoup trop élevée - 27 cm au lieu de 17 cm - et empêche les seniors ainsi que les personnes à mobilité réduite d’accéder facilement et en toute sécurité au second quai.

Appel entendu

Leur appel a enfin été entendu comme le confirme l’échevin Marc Lison (MR). "Voici quelques mois, le collège communal a octroyé le permis nécessaire à Infrabel pour aménager un passage souterrain." De quoi réjouir également l’ex-échevin Oger Brassart (Oser-CDH) qui, sous la dernière législature, s’est battu pour maintenir une offre ferroviaire digne de ce nom dans la cité du Porphyre.

Des représentants de la société en charge de la gestion des infrastructures ferroviaires viennent de se rendre sur place afin d’établir le cahier des charges et lancer l’appel d’offres d’ici l’été au plus tard.

Celui-ci englobera la démolition du bâtiment abandonné depuis une quinzaine d’années par le chemin de fer le long de la rue Latérale à l’arrière de la gare.

"À ce stade, nous n’avons pas encore de timing en ce qui concerne l’exécution des travaux", fait savoir Marc Lison.