Âgé de 44 ans, Paul Dantrou vient de racheter l’ancien Mackenzie pour développer son ambitieux projet commercial.

Voici déjà plusieurs années qu’il n’y a plus une boucherie digne de ce nom sur le territoire brugelettois.

La clientèle désireuse de manger autre chose que de la viande industrielle doit se rendre à Silly, à Huissignies (Chièvres), voire à Grosage (Belœil) ou encore à Ath.

Plus pour longtemps, puisque qu’en avril 2020 une super boucherie artisanale ouvrira ses portes le long de la chaussée de Mons, sur le site du défunt dancing Mackenzie.

Sorti de l’Itma (Tournai) avec un diplôme de boucher-charcutier-traiteur, Paul Dantrou, 44 ans, vient de racheter le bâtiment qui abrita successivement plusieurs boîtes de nuit ainsi qu’un club échangiste en vue d’y faire prospérer son activité commerciale.

Le futur exploitant a acquis une solide expérience depuis la fin de ses études. Il a travaillé dans plusieurs enseignes de la grande distribution et chez des bouchers indépendants, mais son rêve a toujours été de s’installer à son propre compte.

" En plus d’avoir trouvé l’emplacement idéal, j’ai eu la chance que les banques suivent pour financer mon projet ", se réjouit Paul Dantrou.

Étalé sur cinq ans, ce projet comprend trois phases dont la première se traduira d’ici quelques mois par l’ouverture d’une boucherie-charcuterie avec un service traiteur ainsi que d’une sandwicherie et d’un comptoir de la boulangerie Royal Opéra installée dans le centre du village.

" Nous sommes sur un investissement de l’ordre du demi-million d’euros ", précise Paul Dantrou. Chiffrés à 250 000 euros, les travaux de la 2e phase (2022) porteront sur la construction d’une salle où les clients pourront déguster les produits de la sandwicherie ainsi que d’un snack friterie.

Quant à la 3e phase, planifiée à l’horizon 2024-2025, elle concernera l’aménagement d’une salle de réception (250 000 euros) pouvant accueillir environ 150 personnes.

Le bâtiment étant idéalement situé sur l’axe Ath-Mons menant au parc Pairi Daiza, notre interlocuteur espère attirer la clientèle de passage en plus de celle provenant de Brugelette et des environs dans un rayon de 8 km.

"Dès que mes équipes seront constituées, 80 % des charcuteries seront fabriquées sur place. Je suis également en contact avec des éleveurs de la région pour mettre en place un circuit court ."

Dans un premier temps Paul Dantrou va engager un ouvrier boucher et quelqu’un pour la vente, mais il ambitionne de recruter du personnel supplémentaire au fur et à mesure du développement de son entreprise.