À l’inverse des autres villes de Wallonie picarde, le bourgmestre de Lessines n’a pas jugé nécessaire d’imposer dans la sienne des mesures additionnelles à celles prises par le CNS lors de sa dernière réunion.

Hormis lors du marché hebdomadaire ainsi que dans les commerces, le port du masque n’est pour l’instant pas obligatoire et donc laissé à l’appréciation de chacun dans l’espace public de la cité de Magritte.

"On ne peut quand même pas comparer Lessines et sa Grand-Rue à la rue Neuve de Bruxelles, et encore moins à la plage de Blanckenberge", ironise Pascal De Handuschutter.

À la demande d’Isabelle Privé, le maïeur a d’ailleurs dû se justifier lors du dernier conseil communal sur cette stratégie et la manière moins restrictive qu’ailleurs avec laquelle les autorités locales ont décidé de gérer la crise sanitaire.

"Pour une fois, les experts tiennent à peu près tous le même discours en rappelant que l’essentiel est de pouvoir maintenir une distanciation sociale suffisante. En déambulant dans la Grand-Rue, il faut vraiment le vouloir pour se coller les uns aux autres. Si on veut pousser la logique jusqu’au bout, alors ne sortons plus et réinstaurons le confinement total."

Notre interlocuteur se dit davantage préoccupé par certains rassemblements, notamment dans les cafés où les gestes barrières sont loin d’être respectés. Il faut dire que la canicule sévissant actuellement augmente inévitablement la fréquentation à l’intérieur des débits de boissons.

C’est la raison pour laquelle le bourgmestre lessinois a répondu favorablement aux doléances des cafetiers de la Grand-Rue en leur permettant d’installer provisoirement des terrasses extérieures sur les trottoirs alors que cette voirie n’a pas été conçue, lors de sa rénovation, pour ce type de dispositif.

"Au départ, nous n’étions pas chauds mais comme le secteur Horeca est économiquement fort impacté par cette épidémie, nous avons accepté de supprimer à titre d’essai et pour une durée limitée des emplacements de parking pour permettre aux piétons de contourner les terrasses tout en étant sécurisés de la voirie par des blocs de pierre."

Bruno Deheneffe