Elle mesure 25 m de long et ne pèse pas moins de 37 tonnes ! Elle, c’est la fameuse passerelle métallique qui, dans un proche avenir, reliera au plateau de la gare ainsi qu’au centre-ville les nouveaux quartiers résidentiels du site de la Sucrerie (chaussée de Mons) où plusieurs centaines de nouveaux appartements ainsi que des surfaces commerciales sont sortis de terre ces dernières années.

Il aura fallu cinq bonnes années pour que se matérialise cet ambitieux et audacieux projet initié sous l’ancienne législature, en 2015, dans le cadre de la revitalisation urbaine de ce quartier bordant le canal Ath-Blaton. Un vaste périmètre proche du Ravel où se situe également un important pôle sportif (Sequoia).

600 000 euros

Outre de permettre aux adeptes de la mobilité douce (piétons et cyclistes) de traverser le cours d’eau en toute sécurité sur cette passerelle qui sera surélevée, l’idée était notamment de revaloriser les berges de la Dendre par l’aménagement le long du quai de l’Entrepôt d’une promenade baptisée Guy Spitaels en hommage au dernier grand bâtisseur de la cité des Géants.

Épousant la forme d’un boomerang tout en étant résolument contemporaine et esthétique, cette passerelle de couleur blanche a été dessinée par l’architecte Jean-Luc Notté.

Fabriquée en acier laqué avec de la résine, elle dispose d’un revêtement antidérapant tout en étant adaptée aux personnes à mobilité réduite. L’investissement qui comprend les études et les matériaux de construction avoisine les 600 000 €.

Cette imposante structure s’offre désormais au regard des randonneurs et des pêcheurs, attachée par des sangles au bout d’une immense grue, en attendant de reposer définitivement sur un socle en béton.

" Si les délais sont respectés, celle-ci sera installée le 22 septembre prochain. D’autres travaux seront ensuite nécessaires comme l’installation de rambardes et d’un éclairage, sans oublier les raccordements électriques. On pourrait imaginer de l’inaugurer en décembre 2020 " , indique le bourgmestre Bruno Lefèbvre.

Ajoutons encore que la passerelle a été conçue de manière à maintenir bien évidemment la navigation. À l’heure actuelle, seulement les ouvrages d’art (écluses) permettent le franchissement du canal, ce qui est interdit en raison des dangers que cela représente. Le bourgmestre s’est encore réjoui que la SNCB ait marqué son accord pour relooker et sécuriser les tunnels sous voie qui seront équipés de caméras de surveillance.

Bruno Deheneffe