Tournai-Ath-Mouscron La Ville pourrait-elle tenter de l’acquérir ?

Le conseiller Willy Detombe (RPP) s’est inquiété du devenir du Central Park, site tennistique bien connu sur Péruwelz et dans la région. "Il aurait été vendu à un promoteur immobilier. Je sais qu’il s’agit d’une propriété privée. Est-ce que la Ville a été approchée par un investisseur concernant un projet immobilier en lieu et place d’un site sportif ? Une demande de permis a-t-elle été introduite ?"

Willy Detombe dit que la Ville peut tenter d’acquérir le site, un achat pour lequel elle pourrait recevoir des subsides.

Le bourgmestre, Vincent Palermo (MR-IC), a apporté des précisions toutes fraîches. "Oui, un promoteur était intéressé pour un projet immobilier. Je l’ai reçu. Un permis a été introduit mais pas encore accepté. Il s’agit d’un terrain privé et le seul sur l’entité qui englobe des courts de tennis couverts. Le terrain est en partie réservé à des activités sportives et il faut aussi tenir compte de la voirie qui ne peut être désaffectée. J’ai reçu une info comme quoi le promoteur ne pouvait plus s’occuper de l’affaire."

Mais aux dernières nouvelles, un autre promoteur serait intéressé. Mais pour y faire quoi ? Du sport ou autre chose ?

L’échevin des Sports, Xavier Brou (MR-IC), a rappelé que les installations, qui datent de 1985, ne sont plus entretenues. "Il y a des fuites dans la toiture, la moquette date d’il y a 33 ans et il n’est même plus possible de prendre une douche. Il y aurait beaucoup de frais à réaliser. Le tennis a périclité à cet endroit et le propriétaire essaie de vendre depuis 3 ans. Vous auriez même pu vous en charger", a dit l’échevin des Sports à l’adresse de son prédécesseur, Willy Detombe.

Ce dernier a précisé que les gestionnaires du club de Bon-Secours, dont les terrains sont cette fois propriété communale, seraient peut-être intéressés de pouvoir bénéficier des installations du Central Park.

Pour le bourgmestre, un site englobant différentes disciplines sportives pourrait attirer un investisseur. Quant à un achat par la Ville, "il y aurait 75 % de subsides, d’accord, mais le reste serait à notre charge. Et il faudrait assurer l’entretien permanent du site."

Quoi qu’il en soit, l’échevin des Sports va rester attentif à l’évolution du dossier.