Depuis la fin avril, plusieurs personnes victimes de piqûres sauvages ont été recensées en Wallonie, en Flandre ou encore à Bruxelles dans le cadre d'événements de masse. Ces piqûres s'accompagnent la plupart du temps de vertiges, de nausées voire de malaises ... A ce jour, le contenu de ces seringues et même la motivation des auteurs restent difficiles à identifier. A l'approche des festivals, participants et organisateurs ont de quoi s'inquiéter. Du côté de la Wallonie picarde, aucune ne se fait ressentir pour le moment.

"Cela reste interpellant"

"Le risque zéro n'existe pas", explique Gwenaël Vanzeveren, organisateur du festival Les Gens d'Ere. "De manière générale, nous recevons un public familial. Lors de nos éditions précédentes, nous n'avons jamais eu de véritables problèmes même en lien avec la drogue. Nous sommes donc relativement sereins par rapport à la tendance des piqûres sauvages même si cela reste assez interpellant".

Comme à l'accoutumée, ce festival qui rencontre un grand succès fin du mois de juillet, met en place un dispositif de secours, accessible en permanence. "Il est donc grandement recommandé aux personnes victimes de malaise de s'y rendre". Accueillant 20 000 personnes en un week-end, il est impossible pour ce festival d'été de fouiller chaque personne à l'entrée. "Pour l'instant, des mesures de sécurité supplémentaires ne sont pas envisagées", poursuit Gwenaël Vanzeveren. "Des agents de sécurité restent déjà mobilisés pendant toute la durée de l'événement. A ce jour, les mêmes normes seront d'application mais les règles peuvent encore changer en fonction de l'actualité. Malheureusement, en augmentant le nombre d'agents, ce n'est pas ce qui va arrêter ces personnes malveillantes".

Par ailleurs, cette nouvelle édition du festival Les Gens d'Ere semble être sur la bonne voie au point de vue des ventes. Avec la présence de Christophe Maé ou encore Kendji Girac, les festivaliers seront au rendez-vous des festivités. "Par rapport à l'année 2019, nous sommes en augmentation au niveau de la vente des places. Mais le dernier mois reste toujours crucial", conclut l'organisateur de l'événement.