Tournai-Ath-Mouscron

Ce mercredi, cinq prévenus, suspectés d’avoir commis plusieurs vols avec violences à Tournai, Mouscron et Pecq, ont écopé de 7 à 12 ans de prison ferme.

Entre 2017 et juin 2018, les cinq hommes étaient suspectés par le magistrat fédéral de s’être introduits dans plusieurs maisons de la région mouscronnoise. Le mode opératoire est similaire : plusieurs suspects, cagoulés et armés, pénétraient dans les habitations la nuit et surprenaient leurs victimes dans leur lit. Ils semblaient être particulièrement bien informés sur la présence d’argent sur les lieux. Ils posaient également un drap sur la tête d’une des victimes pendant que l’autre personne se trouvait malmenée par les malfrats afin de donner l’accès au butin tant recherché.

Quand les événements ne tournaient pas en leur faveur, ils menaçaient d’arracher les dents ou de couper les doigts avec une pince.

Deux suspects en fuite et interpellés

Deux des cinq prévenus poursuivis dans le dossier ont été retrouvés en fuite, à l'étranger. Giovanni P. avait été signalé en partance pour le Maroc par le Canada, et Salvatore T. avait été retrouvé planqué dans un appartement en Sicile.

Julien Moinil, magistrat fédéral, avait requis des peines allant de 10 à 17 ans de prison ferme à l'encontre des cinq prévenus. Selon le magistrat, les suspects étaient bien les auteurs des homejackings : « Il y a eu des observations et de l’ADN qui prouvent que les suspects ont bien commis les faits ». Les avocats de la défense plaidaient tous l’acquittement, détruisant les nombreux éléments soulevés par le parquet fédéral.

Salvatore T., interpellé en Italie, avait pris part au procès après son extradition. Il avait également plaidé l'acquittement. Seul Giovanni P. était jugé par défaut.

Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné Faycal Z., Giovanni P. et Salvatore T. à 9 ans de prison ferme. Anthony S. écope de 7 ans ferme. Rosario P., en récidive, écope de la plus lourde peine avec 12 ans d'emprisonnement.