Axelle Courtin a dû faire face à plusieurs décès qui peuvent expliquer son engagement

Simple hasard ou réelle malédiction ? En tout cas, le mauvais sort semble frapper le PS de Péruwelz. Les socialistes ont dû déplorer, fin juillet, le décès d’un des candidats de la liste, Jean-Marie Tonneau. L’histoire se répétait puisque six ans plus tôt, en juin 2012, Sylvette Spaerkeer, qui devait figurer à la deuxième place de la liste, était emportée par la maladie. Ces deux disparitions ont particulièrement marqué une personne, elle aussi candidate PS au scrutin du 14 octobre : Axelle Courtin.

La citoyenne de Bon-Secours n’est autre que la fille de Sylvette Spaerkeer. Et ce n’est pas tout. "Il y a quelques mois, quelqu’un m’a contactée pour voir si j’étais intéressée de figurer sur les listes. C’était Jean-Marie Tonneau. En juillet, j’ai appris son décès alors que j’étais en vacances. "

Un choc supplémentaire pour Axelle, dont la volonté de s’engager a été renforcée suite à ce nouveau coup dur. "Plus jeune, je suivais mes parents, militants. J’ai aussi fait partie des jeunes socialistes. Puis, j’ai commencé à travailler. À un moment, je vivais et je travaillais sur Blaton et je ne souhaitais pas mélanger politique et vie professionnelle. Je n’ai jamais eu envie de me présenter dans la commune dans laquelle je travaillais, explique Axelle, institutrice primaire à l’école communale de Blaton. Ici, comme je suis revenue habiter dans l’entité de Péruwelz, plus précisément à Bon-Secours, il n’y avait plus cette barrière à ce que je sois candidate. "

Déjà contactée avant le 1er mai, Axelle Courtin ne figurait pas dans la première liste de 22 noms (sur 25) dévoilée par le PS le jour de la Fête du travail. "J’ai subi une opération à l’épaule et je voulais voir comment je réagissais. Je préférais être en pleine possession de mes moyens avant de m’engager. J’ai attendu deux ou trois semaines pour voir comment mon épaule évoluait. Quand j’ai vu que tout se passait bien, j’ai rappelé les dirigeants et je leur ai dit que j’étais à la disposition du groupe."

Il faut rappeler aussi que le papa d’Axelle, Francis Courtin, policier bien connu des Péruwelziens, était décédé quinze jours à peine après sa maman, en juin 2012. "Évidemment, l’ombre de mes parents a plané lorsque je me suis décidée à être candidate. Papa, en tant que policier, ne pouvait pas se présenter aux élections, mais il était engagé et militait. Et en me lançant en politique, je veux quelque part poursuivre leur engagement à tous les deux. C’est quelque chose de personnel, que je ressens au fond de moi."

Un des paramètres ayant aussi motivé Axelle dans le choix de se lancer, c’est l’action. "Critiquer, c’est relativement aisé. Tout le monde le fait. Mais à un moment, il faut s’engager pour essayer de faire bouger les choses. La jeunesse doit agir, apporter de nouvelles idées, de nouvelles approches."

Une campagne à quatre

"Nous avons eu l’occasion, avec Nathalie Deplus, Clarisse Cantillon et Murielle Marlière, de travailler sur quelques thématiques de campagne. Nous avions pris part à une séance photos ensemble et nous avons ensuite utilisé cette photo pour faire campagne à quatre à travers les folders notamment, tout en veillant bien sûr à l’unité du parti, sans faire bande à part. Nous nous sommes rapprochées et liées d’amitié. Nous sommes complémentaires. Nous nous retrouvons sur les mêmes événements mais nous prévenons les autres. Nous n’y allons pas uniquement à quatre. Luc Rigaux, président de l’USC, avait d’ailleurs suggéré cette façon de procéder au moment d’aborder la campagne."

"Ne pas tout mélanger"

"Dans mes discussions ou sur les réseaux sociaux, je plaide pour une campagne constructive, un débat d’idées, rien de plus. Quand je vois comment certains s’étripent à travers les médias ou sur Facebook, c’est grave. Je savais que la politique n’était pas un milieu très tendre mais il y a des limites. J’ai une idée de la politique propre, respectueuse des autres et de leurs idées. Je ne pense pas qu’on puisse avancer en démolissant les autres. Parlons plutôt de nos programmes. C’est vrai, j’ai des connaissances dans les autres partis. Et la politique ne doit pas remettre en question l’amitié. Il ne faut pas tout mélanger mais au contraire garder de bonnes relations."

"Bourgmestre ? Je n’ai pas cette ambition"

"Vous dites que beaucoup de candidats, au PS comme sur les autres listes, ont pour objectif de devenir bourgmestre. Je ne sais pas mais en tout cas, moi, je n’ai pas de telles ambitions. Je n’en ai ni la carrure ni l’expérience. De toute façon, il s’agit de ma première élection et je pense qu’il faut d’abord débuter au bas de l’échelle avant de gravir les échelons. Dans la commune, il y a beaucoup de choses à faire. Et quel que soit mon rôle après le scrutin, je tâcherai de faire de mon mieux. Le groupe est motivé et y croit et nous défendrons notre bilan. Ensuite, tout se décidera après le 14 octobre. Pas avant. En tout cas pas à ma connaissance. Attendons les résultats."