La ville a lancé un marché afin de désigner le prestataire qui s’occupera d’une mission bien particulière.

À Tournai, comme dans d’autres villes du pays, le commerce n’est pas vraiment dans une très bonne forme. Et ce n’est rien de le dire.

"Tout le monde donne son avis, que ce soit dans le monde politique ou même dans la rue", explique Ludivine Dedonder (PS), échevine du Commerce. "Seulement, on dirait qu’il n’y a qu’à faire. Mais faire quoi et comment le faire ? La population attend des choses concrètes." C’est donc dans ce but qu’une mission de conduite et d’animation d’un processus accompagnant le redéploiement commercial de la Ville de Tournai a vu le jour.

"Cette mission revêt un caractère essentiel, détaille l’échevine. En effet, ce dispositif permettra de rapidement mettre en œuvre des actions débattues, co-construites et tournées vers l’avenir au sein de la stratégie de redéploiement commercial. Cet accompagnement ne doit pas faire remonter exclusivement des volontés mais bel et bien des moyens pour mettre en œuvre les axes structurants de la stratégie portée par la Ville et le plan d’action qui en découle."

Concrètement , le collège a acté ce vendredi le lancement d’un marché avec publicité pour déterminer quel prestataire va s’occuper de cette mission.

L’heureux élu, qui sera désigné en septembre par un jury qui devrait être notamment constitué de commerçants, se chargera de l’organisation, la tenue, l’animation, la coordination et la restitution du processus participatif et réalisera une enquête consommateur visant à dégager les lignes directrices des attentes de la clientèle actuelle et potentielle.

"Cette mission d’accompagnement doit permettre d’enclencher une nouvelle dynamique profitable à l’ensemble des acteurs du centre-ville, tout en respectant des rythmes différents et des solutions spécifiques à chaque quartier, artère ou section, selon la dynamique et la volonté de chaque commerçant."

Si tout se déroule comme prévu, le travail du prestataire devrait être terminé pour la fin mars.

La priorité 

Pour mener à bien cette mission, le prestataire fera face à une cité des Cinq Clochers répartie en huit quartiers, artères et sections déjà bien définis. Parmi ces derniers, le piétonnier. "Il sera très certainement notre priorité numéro 1 vu le réel problème de cellules vides", assure Ludivine Dedonder.

S’il est vrai que le piétonnier est mal en point, l’échevine du commerce assure que le problème n’est pas que tournaisien.

"Il s’agit d’un problème général que l’on retrouve en Wallonie et même à Bruxelles. La cause est le manque de flux passant. Il est fréquent que des investisseurs se promènent dans le piétonnier et ne voient personne. Cela ne leur donne pas envie d’y investir. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si nous avons lancé le concours Créa-Comm à Tournai."