Faute de pouvoir rouvrir leur commerce avant la fête des Mères, les fleuristes s’organisent.

En ce moment, on peut trouver des fleurs un peu partout. Chez le boulanger ou chez le boucher, par exemple. Mais pas chez… les fleuristes. Enfin si, mais ces derniers ne pourront rouvrir leurs portes que lundi, lendemain de fête des Mères.

La solidarité entre commerçants s’organise çà et là et c’est ainsi que les fleuristes peuvent donc vendre leurs fleurs dans des types de commerces qui habituellement ne font ni dans la rose ni dans la tulipe.

Les fleuristes n’ont pas attendu le déconfinement pour s’organiser. La parade, c’est aussi et surtout la livraison. Quant au report, un temps envisagé, de la fête des Mères, pour eux, il n’en est pas question.

"Nous travaillons en livraison et c’est bien compliqué , as sure Magda Soudan, fleuriste à Péruwelz. Il faut gérer les messages sur Facebook et la boîte mail en espérant pouvoir répondre à tout le monde. Quant à reporter la fête des Mères, ça aurait été tout à fait absurde. Pour les gens et depuis toujours, la fête des Mères, c’est le deuxième dimanche de mai."

Même son de cloche chez Joan Daumerie, elle aussi fleuriste à Péruwelz, qui ne ménage pas ses efforts pour satisfaire sa clientèle.

"Pour la fête des Mères, j’organise un service livraison. J’ai eu l’occasion aussi d’assurer un dépôt avec l’appui d’une librairie de Bon-Secours , explique-t-elle. Je travaille avec mon fils sans relâche et nous sommes heureux d’avoir énormément de commandes malgré la fatigue. La solidarité des gens est incroyable et ça me va droit au cœur. Je suis heureuse de constater que j’aurai encore ma place à Péruwelz après le confinement. Concernant la fête des Mères, il est dommage que nous n’ayons pas pu ouvrir un jour plus tôt, mais il aurait été absurde selon moi de la reporter parce que ça n’aurait pas eu le même charme. Nous savons tous que la fête des Mères, c’est le deuxième week-end de mai."

Les politiques aussi s’interrogent par rapport à la situation des fleuristes. "Le hamburger graisseux aurait-il plus de poids qu’un bouquet de fleurs ?" se demande ainsi le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois. "Je m’étonne de l’interdiction de réouverture des marchés ambulants ainsi que de l’interdiction de drive-in pour les fleuristes. J’ai beaucoup de difficultés à comprendre dès lors qu’on autorise le drive-in dans les restaurations rapides."

G.Dx