Ce lundi, le secteur de l’esthétique peut enfin rouvrir ses portes, et ce, à la plus grande joie des travailleurs, mais aussi des clients. À l’institut de beauté Laura D., tenu par Laura Dalleur et son équipe et que l’on retrouve le long de la rue de Wallonie, les agendas sont complets. Une très bonne nouvelle pour toute l’équipe, qui avait hâte de se remettre au travail.

Après quatre mois sans exercer, le salon est plus que jamais prêt à accueillir les clients, en tenant, évidemment, compte des mesures nécessaires. “Tout est prêt pour la reprise, nous avons passé des commandes, acheté du nouveau matériel, je suis très contente de rouvrir. On attendait que ça, déclare Laura Dalleur, la responsable du salon. Au niveau des mesures, il a notamment fallu acheter de quoi mesurer le taux de CO2 dans le salon. À part cela, les installations n’ont pas beaucoup changé. Nous avions déjà mis beaucoup de choses en place la première fois.”

L’esthéticienne a également installé une cabine chez elle afin de créer moins de passage lors des jours d’affluence.

Malgré la joie de recommencer à exercer, les personnes travaillant dans un secteur jugé non essentiel par le gouvernement ne peuvent s’empêcher de s’imaginer une autre fermeture.

“Quand on fait des blocs métiers de contact et qu’au dernier moment, on le scinde, oui, on peut tout craindre. Ce n’est pas parce qu’ils ont dit qu’ils n’allaient pas nous fermer qu’ils vont nous laisser ouverts quoi qu’il arrive. Je pense que si les chiffres sont catastrophiques, ils ne vont pas nous laisser ouvert sous prétexte qu’ils nous l’ont promis”, explique l’esthéticienne.

“Il est donc important d’avoir un bas de laine comme on dit, il faut prévoir de quoi vivre en cas d’une nouvelle fermeture. C’est pour ça que ça a été si dur cette fois-ci, car après deux fermetures de suite, le bas de laine est plutôt devenu nylon”, déclare Laura Dalleur.

Autant dire que l’esthéticienne compte beaucoup sur cette réouverture pour travailler le plus possible et qu’elle puisse prévoir le pire tout en espérant le meilleur. La conséquence se résulte donc à des horaires rallongés ainsi qu’à certains changements dans la manière de travailler.

“Pendant la deuxième période de fermeture, j’ai voulu aller plus loin dans ma remise en question et j’ai décidé de me faire coacher. Avec cette démarche, il s’est révélé qu’il y a certains soins que je faisais, ou que j’avais voulu faire quand j’avais ouvert mon salon, mais que je faisais uniquement pour m’aligner à la concurrence. Je me suis rendu compte qu’il ne fallait pas que je m’aligne, mais plutôt que je travaille en fonction de mon ressenti personnel. Donc, avec la coach, nous avons revu la liste des soins pour garder uniquement ceux où la prestation est vraiment au top.”

De petits changements se feront donc découvrir ce lundi, mais la joie et la passion du métier, eux, seront toujours les premiers au rendez-vous.