Amoureux de la course à pied, Michel Casterman s’intéresse à tous les sports.

"Au départ, j’étais plus axé football et cyclisme", assure le bourgmestre de Rumes. "Tout m’intéresse finalement dans le sport. Je suis admiratif de l’esprit sportif avec cette volonté d’aller jusqu’au bout de ses limites, voire de les dépasser." Le mayeur cite comme exemple le cyclo-cross. "On y retrouve toujours ce souci d’aller toujours plus loin, d’aller chercher dans ses réserves."

Auparavant, quand il partait en vacances, Michel Casterman se lançait toujours un défi. "Je partais avec mon vélo et je me fixais un col à monter, sans aucune véritable préparation. Malheureusement, une année, j’ai eu un gros accident en descendant le mont Ventoux où je me suis planté dans un virage. Je ne me souviens plus vraiment de la chute mais je me suis retrouvé à l’hôpital de Carpentras. J’ai dû être opéré de l’épaule. Heureusement, aujourd’hui, ça va."

Désormais, on peut retrouver le bourgmestre le dimanche matin réaliser son jogging hebdomadaire.

"Quand j’étais enseignant au collège, on est allé plusieurs fois aux 20 Km de Bruxelles", explique-t-il. "Cela m’intéressait et petit à petit, j’ai pris goût au jogging. C’est un exutoire du stress du quotidien et qui me permet d’admirer la campagne, quelle que soit la saison. Je vais courir chaque dimanche matin pendant 1 h 20, 1 h30. Je vais par contre à mon rythme."

Avec un peu plus de temps libre, Michel Casterman sortirait plus souvent ses chaussures de course ! "Pour faire de meilleurs temps, il faudrait que j’aille courir une à deux fois dans la semaine mais je ne parviens pas vraiment à m’extirper de mes obligations de la fonction. C’est en tout cas vrai que ça me manque de ne pas pouvoir courir un peu plus !"


Gestion de conflits aussi

L’actualité à Rumes est malheureusement marquée par le conflit social en cours au Domaine de Taintignies, une institution qui héberge des personnes porteuses d’un handicap physique ou mental.

"J’ai reçu il y a une quinzaine de jours des représentants des travailleurs, des membres du personnel, les syndicats et le directeur dans la foulée, souligne Michel Casterman. J’ai cependant l’impression qu’on est arrivé à un point de non-retour…"

Le bourgmestre assure ne pas pouvoir rester insensible face à cette situation. "Surtout quand on met en doute la qualité des soins du patient et qu’il y va aussi de la qualité de vie professionnelle du personnel. Le rôle de médiateur me semble par contre bien compliqué dans ce contexte qui s’est envenimé. Il faut qu’on aboutisse à un résultat positif pour les résidents ainsi que le personnel. J’ai en tout cas un peu peur pour l’outil, que cela se traduise par une fermeture…"

Michel Casterman continue de suivre l’évolution du dossier. "J’ai déjà eu contact avec la ministre compétente, je vais voir ce qu’il est encore possible."