Les nuisances liées à la discothèque sont moins importantes qu’auparavant.

On retrouve également au sein du paisible et dynamique territoire rumois la présence d’une discothèque avec le Cap’tain. "Je dois dire que c’est un peu le caillou dans notre soulier, souffle Michel Casterman.

Même s’il faut reconnaître que les nuisances ont fameusement régressé, cela reste toujours un sujet d’inquiétude pour les riverains des chaussées de Douai et Montgomery." Ce qui inquiète particulièrement les riverains, ce sont les sorties des fêtards aux petites heures et les accidents générés. "On n’en est plus à ce qui se passait il y a quelques années mais on a encore vécu dernièrement quelques gros accidents."

Le bourgmestre de Rumes est également pour une uniformisation des heures d’ouverture des discothèques.

"Cela doit cependant se faire sur le plan national. En 2007, j’avais d’ailleurs rédigé une pétition dans ce cadre en collaboration avec Jean-Bernard Cambier, qui était alors Premier substitut du procureur du roi. Cette pétition avait été approuvée à l’unanimité par les 23 communes de l’arrondissement. Ella a par la suite été transmise au ministre compétent mais il n’y a jamais eu de suite au nom de la liberté du commerce. Cela n’a donc jamais pu se concrétiser…"

Michel Casterman ne peut pas non plus jouer sur les heures de fermeture via le permis d’exploitation. "On est bloqué jusqu’en 2025 !, dévoile-t-il. Cela a été mal géré en 2005 par la majorité précédente. Tous les riverains étaient montés au créneau à l’époque."

Si la commune est donc pieds et poings liés pendant encore quelques années, Michel Casterman réfléchit à des solutions pour améliorer la situation.

"Je pense notamment, avec la zone de police, à l’installation d’un radar tronçon. Je crois que c’est tout à fait envisageable depuis la frontière jusqu’à la sortie de Rumes. En attendant, la présence policière effective sur le terrain a un impact financier important mais elle reste indispensable pour sécuriser les lieux et la circulation lors des moments critiques à la sortie. On parle de la taxe dancing mais elle ne compensera jamais les investissements humains."