Au sein de salon Sonia espace Coiffure à Tournai, Sonia Despinoy, la responsable du salon, n’est pas surprise de la décision qui a été prise par le gouvernement ce mercredi. “Je m’y attendais un peu parce qu’on en avait déjà entendu parler à la radio ces derniers jours. S’il faut le faire et que cela permet d’être tranquille par après, effectivement ça ne me dérange pas que les salons soient fermés. Il n’y aura aucune concurrence puisque tout le monde est dans la même galère”, explique la responsable du salon.

Bien que de nombreuses personnes expriment leur désaccord sur les réseaux sociaux, Sonia Despinoy a décidé de prendre la nouvelle avec positivité. “Autour de moi, beaucoup de personnes râlent parce que les métiers de contact doivent encore fermer leurs portes. Mais moi, j’estime qu’avec les aides qu’on a, cela nous aide à payer le loyer, à payer les investissements ainsi que tout ce qu’il y a à côté”, déclare la coiffeuse.

Alors que la fermeture est annoncée pour une durée de quatre semaines, la coiffeuse pourtant si optimiste a quelques difficultés à croire que cette période ne sera pas légèrement prolongée. “Pour le moment, je me base sur quatre semaines comme cela a été dit, mais si c’est prolongé de quinze jours, cela ne m’étonnerait pas du tout. Et si c’est le cas, de toute manière, on ne pourra rien faire, donc j’accepterais encore…”, exprime Sonia.

Heureusement, le salon Sonia espace Coiffure compte une clientèle très fidèle qui a directement pris contact avec le salon après l’annonce du gouvernement. “Après l’annonce, les clientes ont toutes appelé et l’agenda est rempli jusqu’à la fermeture. On va travailler un peu plus que les heures normales pour pouvoir prendre un maximum de clients. D’habitude, je suis ouverte de 9h à 18h. Maintenant, pour les jours qu’il reste, je resterais ouverte de 9h à 20h. Les clientes sont ravies de venir avant la fermeture. Pour la réouverture, on attendra, si on peut rouvrir tant mieux mais je ne me fais pas de faux espoirs.”

Mais après trois fermetures, ce que tous les métiers de contact craignent, c’est de savoir si cette fois-ci, ils arriveront à tenir le coup et à s’en sortir. “Je ne serais pas dire si je vais pouvoir m’en sortir. Nous avons toujours les aides qui m’évitent d’être dans le rouge. Mais une chose est certaine, je subirais comme tout le monde…”, conclut-elle.