Œudeghien Le collège frasnois appuie le combat des habitants du village d’Œudeghien contre le projet d’antenne 5G.

Avant même la fin de l’enquête publique le 7 février prochain, la bourgmestre de Frasnes Carine De Saint-Martin (MR) vient de faire savoir lors du conseil communal que le collège rendrait un avis défavorable dans le cadre du projet d’antenne 5G pour lequel la société Ericsson vient d’introduire une demande de permis d’urbanisme.

Pour rappel, celle-ci convoite un terrain situé à l’entrée du village d’Œudeghien, le long de la chaussée Brunehault, pour y ériger un pylône de 36 m de haut en vue de couvrir le réseau 5G de la société Orange.

Alors qu’ils viennent d’être conviés à une réunion d’information à ce sujet, les habitants d’Œudeghien bénéficient désormais dans leur combat du soutien des autorités communales qui se sont d’ores et déjà positionnées en défaveur de ce projet suite à l’interpellation de Michel Delitte.

"Je trouve choquant que le demandeur indique dans son dossier que parce qu’il s’agit d’une zone agricole, il n’y aura pas d’impact paysager et que c’est la meilleure solution pour l’intégration du projet dans le cadre existant alors qu’il y va de la préservation du cadre de vie des villageois", commente le conseiller de l’opposition Horizon citoyen.

Pas sa place

Les citoyens, eux, n’ont pas attendu l’avis de leurs élus pour lancer une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 200 signatures alors que celle-ci ne circule que depuis quelques jours. Les opposants estiment que le projet ne respecte pas le principe d’intégration en raison de la proximité avec une école maternelle et primaire ainsi que des premières habitations situées à seulement quelques dizaines de mètres de la parcelle où cette station de téléphonie mobile sortirait de terre.

Celle-ci se situe à l’angle d’une route et d’un chemin agricole fréquentés par de nombreux usagers, promeneurs, randonneurs, cyclistes…

Pour les plaignants, le principe de précaution en matière de santé publique doit également prévaloir dans la mesure où des études scientifiques n’excluent pas la nocivité de ces stations et antennes, notamment pour les plus jeunes. Ils considèrent encore qu’une infrastructure de cette ampleur n’a pas sa place au cœur d’un parc naturel et que celle-ci dégraderait les paysages caractéristiques du pays des Collines.

Enfin, les protestataires soulignent que l’octroi d’un tel permis risquerait de créer un précédent et d’attirer d’autres opérateurs, ce qui se traduirait par une prolifération d’antennes de téléphonie mobile dans la région tout en accentuant les dangers potentiels pour la santé.

Bruno Deheneffe