Quelque peu nerveux lors de l'instruction d'audience au sein du tribunal correctionnel de Tournai, Luigi devait s'expliquer pour avoir porté des coups à plusieurs reprises sur son ex-compagne. "Elle m'a trompé, j'ai retrouvé des caleçons sous le lit alors qu'elle est très maniaque", a précisé le prévenu à la barre. "Aujourd'hui, j'ai tout pour réussir. Mon principal défaut est mon caractère et je suis ici pour l'assumer". 

L'ex-compagne du prévenu, Gabrielle, aurait déposé plusieurs plaintes auprès des services de police pour des violences intrafamiliales. Luigi aurait ainsi tenté d'étrangler la victime avec un câble électrique et l'aurait même frappée à l'aide d'une chaise. Présentant de nombreux hématomes, la jeune femme remettait de nombreux certificats médicaux. Le représentant du ministère public a questionné Luigi sur un éventuel suivi psychologique afin de gérer sa colère. "Je prenais des médicaments mais on m'a dit d'arrêter. Comme je suis couvreur, je risquais d'avoir des tournioles". "A ce que je sache, les thérapies ne donnent pas de tournioles", a répliqué le représentant du ministère public. 
 
Antécédents pour des faits de violence
 
Selon l'avocate de la partie civile, Gabrielle a vécu un véritable calvaire. "En plus des coups, ma cliente a été séquestrée au sous-sol. Le prévenu ne semble pas avoir conscience de la gravité de ses actes". Connu de la justice pour de nombreux faits de violence à l'égard de ses anciennes compagnes, le représentant du ministère public a souhaité prononcer une peine sévère. "Nous le reverrons sûrement par la suite". Une peine de 18 mois de prison a donc été requise.  
 
Le conseil de Luigi, quant à lui, a sollicité une simple déclaration de culpabilité ou un sursis simple. "Tout n'était pas de la faute de mon client. Face à cette relation toxique, Luigi a perdu pied". Le jugement sera prononcé le 29 mars.