Le bois de Templeuve survivra au massacre. En espérant qu’il n’y ait plus de récidive.

Décidément, l’histoire se répète. Depuis 1982, de mémoire d’archiviste, à chaque abattage d’arbres, les Templeuvois lèvent les bras au ciel, comme s’il venait de leur tomber sur la tête.

"Le bois de Dossemer est une propriété communale, mais il est géré par le Département nature et forêt du service public de Wallonie. Et périodiquement, lorsque les arbres arrivent à maturité, c’est la société adjudicataire qui se charge du travail d’abattage", résume, en quelques mots, le député wallon Laurent Agache (Ecolo).

Si le cycle de la nature et la gestion raisonnée d’une parcelle forestière peuvent s’accommoder d’une telle pratique, la dernière opération du genre, dans la petite forêt qui s’étend de Blandain à Templeuve, a viré au cauchemar.

"Les coupes à blanc sont issues d’une ancienne manière d’administrer la forêt en monoculture. Seulement lorsque le débardage est réalisé avec une telle violence, comme ce fut le cas il y a quelques mois, les effets sont désastreux sur l’environnement" , reconnaît Laurent Agache, en écoutant la colère des Templeuvois.

Et le dernier épisode en date, au conseil communal, n’a pas calmé l’ire des défenseurs de Dossemer. Lorsque le conseiller blandinois Jean-Marie Vandenberghe (Ensemble) fait remarquer que l’on a omis de transcrire le dossier du bois de Templeuve dans le contrat de rivière Escaut-Lys.

"C’est une erreur, en effet. Mais notre échevine écolo, Caroline Mitri, veille, dès à présent, au respect de la biodiversité, en vue des futures plantations. En même temps qu’à l’élaboration d’un nouveau cahier de charges des débardeurs. Car si l’on ne vous promet pas d’en appeler à l’agilité du cheval de trait, comme dans les Ardennes, une chose est sûre, on n’acceptera plus qu’un entrepreneur forestier agisse en cow-boy."