La Ville de Tournai a obtenu gain de cause dans le contentieux qui l’oppose, depuis plusieurs années, à trois habitants de Thimougies. Ces derniers ont été déboutés devant le Conseil d’État, qui a rejeté leur recours introduit en janvier 2019 contre le permis (accordé par la Région wallonne) relatif à l’aménagement d’une maison de village à Thimougies. Une action qui, au final, n’était plus portée que par un seul riverain suite au retrait des deux autres opposants, l’année dernière.

Inscrit dans le PCDR, ce projet vieux de plus de dix ans a déchaîné les passions dans ce paisible et charmant village des collines tournaisiennes. Entre ceux qui défendaient la plus-value de cette maison de village pour le milieu associatif local et ceux qui craignaient les nuisances et parlaient d’un bâtiment surdimensionné, les divisions étaient fortes parmi les habitants.

Il a fallu attendre plus de trois ans et cet arrêt du Conseil d’État tombé le 18 mai dernier pour remettre sur les (bons) rails le projet de maison de village à Thimougies. Même si beaucoup de temps a été perdu dans l’aventure, les subsides promis par la Région wallonne, qui se chiffrent à 450 000 €, sont toujours valables.

La construction de l’outil se fera à l’arrière de l’ancienne maison communale et comprendra une salle polyvalente d’une capacité maximale de 120 personnes, une placette ou encore une liaison couverte depuis la place jusqu’à l’entrée.

Les Thimougiens devront encore s’armer de patience avant la pose de la première pierre, eu égard aux (fastidieuses) procédures administratives et à la relance des marchés publics.

Même si le Conseil d’État a donné raison à la Commune de Tournai, son bourgmestre Paul-Olivier Delannois avait "le triomphe modeste."

"Ce n’est jamais une belle victoire quand on doit se défendre en justice, quelle que soit la décision rendue. Je considère que c’est un échec de ne pas avoir réussi à mettre tout le monde d’accord. Maintenant, on va enfin pouvoir aller de l’avant dans ce dossier qui répond à une forte demande dans le village", nous dit le premier magistrat, qui promet d’être attentif au respect de l’affectation prévue pour la maison de village.

"Je veillerai à ce que le bâtiment ne devienne pas une discothèque ou une salle des fêtes avec son lot de nuisances. Ce n’est pas l’objectif ! Ceux qui me connaissent savent que je suis très attentif au bien-être des habitants et à la quiétude de leur environnement."