Les écologistes rêvent d’entrer dans une nouvelle majorité en octobre

MOUSCRON Ils en rêvent ! Après trente ans d’opposition, les écologistes mouscronnois rêvent d’entrer dans une majorité. La liste complète vient d’être présentée. On connaissait déjà quelques noms : ceux des conseillers sortants, sauf Justin Deplae qui est parti habiter dans la région de Courtrai, et du député wallon Luc Tiberghien choisi pour mener la liste.

Mais Ecolo lance aussi ses jeunes dans la bataille : Chloé Deltour (30 ans), Simon Varasse (28 ans), Jonas Hanssens (20 ans), Juliette Le Fevre (21 ans), Pierre-Alain Six (21 ans), Gaëlle Hossey (27 ans), Sylvain Terryn (33 ans) et Elise Vanhoutte (19 ans).

Épinglons aussi la présence de deux octogénaires sur cette liste poussée par Joël Donche, seul élu Ecolo au sein du conseil du CPAS, et de trentenaires et quadragénaires qui participent à leur premier scrutin électoral comme l’ingénieur agronome Nicolas Gigi ou l’avocate Anne-Sophie Rogghe

Après sept mois de réflexion et de débats, de nombreuses idées pour Mouscron ont été dessinées sur une soixantaine de pages pour aboutir à trente propositions concrètes pour construire la ville de demain.

Ecolo a ratissé large (énergie et environnement; santé, handicap et seniors; économie, emploi et tourisme; action sociale) et propose des idées séduisantes dont l’instauration d’une plate-forme sociale Mouscronnoise indépendante, qui réunira, outre le CPAS et l’échevinat des affaires sociales, l’ensemble des acteurs actifs dans les domaines culturel, scolaire, de la jeunesse et de la petite enfance, de la formation, de la santé, de l’alphabétisation, du planning familial ou encore de l’aide aux personnes victimes de violence conjugales.

Ecolo propose aussi au conseil de débattre des questions sociales en séance publique. Pour présenter les enjeux d’Ecolo que l’ont résumé en trois mots (durabilité, humanité et solidarité), Luc Tiberghien a choisi d’imiter François Hollande en martelant neuf fois “Si Ecolo est partenaire d’une nouvelle majorité”.

Comme le président français, Luc Tiberghien estime “qu’il faut oser le changement” dans une ville “qui a besoin d’un souffle nouveau, espéré après le départ de Jean-Pierre Detremmerie, mais pas perçu par la population.”



© La Dernière Heure 2012