Elles étaient complexées et avaient perdu confiance en elles avant de se lancer dans l’aventure.

Quelques heures avant l’élection de Miss Belgique lors de laquelle Sarah Chiry, notre Miss Wallonie picarde, est loin d’avoir démérité, une centaine de femmes se sont retrouvées pour une dernière répétition générale dans le vaste hall du quai de l’Entrepôt, à Ath, en vue de la demi-finale de Top Women programmée ici même le 15 février prochain.

Pour rappel, ce concours unique en Belgique a vu le jour à l’initiative de Nathalie De Reuck, ex-mannequin et journaliste soucieuse de dénoncer les diktats de la beauté féminine. Parmi les participantes ayant pris part au casting de l’édition 2020 (6e du nom) et toujours en lice à ce stade de la compétition, figurent quatre représentantes de Wallonie picarde.

À l’instar des autres candidates de notre région, la plus jeune, Anaïs, 26 ans, de Chapelle-à-Oie (Leuze), ne regrette absolument pas de s’être lancée dans l’aventure en septembre dernier.

"Durant ma scolarité, j’ai été victime de moqueries et de harcèlement à cause de mon poids. À cause du regard des autres, j’ai eu beaucoup de mal à m’accepter comme je suis jusqu’au jour où j’ai compris que je n’avais pas d’autre choix. Depuis que je me suis inscrite à Top Women, j’ai appris à m’aimer et à prendre soin de mon corps mais aussi à faire abstraction des critiques sur mon physique. C’est presque comme une thérapie", confie la jeune femme.

Originaire de Frasnes, sa tante Carine, 56 ans, l’a convaincue d’envoyer comme elle sa photo aux organisateurs.

"On se sent plus forte à deux que toute seule quand il faut franchir le pas. En ce qui me concerne, j’ai toujours été complexée par ma petite taille. En quelques mois, je n’ai pas peur de dire que je me suis métamorphosée, un peu comme un papillon dans son cocon qui commence à se développer. Entre les premières photos et celles d’aujourd’hui, il y a un monde de différence. J’ai même du mal à me reconnaître. C’est une expérience vraiment enrichissante d’autant qu’il y a beaucoup de respect, de bienveillance et de convivialité entre toutes les candidates."

Rien que du positif

Tournaisienne, Evelyne, 47 ans, n’en retire également que du positif. "Jusqu’à il y a peu, j’avais tendance à me dévaloriser et j’étais à la recherche d’outils pour acquérir une meilleure confiance en moi. Grâce aux ateliers et séances de coaching, je me sens déjà beaucoup mieux dans ma peau."

Tout comme Carine, 59 ans, de Taintignies. "Ayant un passé très lourd, j’avais totalement perdu confiance en moi et je me trouvais plein de défauts. Malgré mon âge, j’ai foncé après avoir vu l’annonce et je ne le regrette absolument pas."