En mars 2020, la vie de Daniel (prénom d'emprunt) a complètement basculé. Alors qu'il roulait paisiblement dans Tournai dans le cadre de son travail, il a eu un échange verbal avec le conducteur qui le suivait dans une camionnette rouge. Ce dernier souhaitait vraisemblablement aller plus vite. Daniel s'est alors arrêté à la rue de Courtrai à Tournai afin de ramasser des panneaux à proximité du commerce Aux Glaces d'Antan, il va être surpris par l'arrière et va recevoir des coups violents sur le corps. Il a notamment dû être opéré dans l'urgence. 

Originaire de France, le prévenu n'était pas présent durant l'audience et était donc représenté au tribunal correctionnel de Tournai par son avocat. 

"Mon client dit qu'il ne se trouvait pas sur les lieux. Effectivement, c'est bien sa camionnette mais sur les caméras de surveillance, on ne voit pas clairement que c'est lui qui conduisait le véhicule. De plus, on distinguerait son reflet dans la vitre du commerce Aux Glaces d'Antan grâce aux caméras. Pour ma part, on ne sait pas vraiment identifier mon client. Selon un témoin, la personne qui a agi de manière violente à l'égard de la victime, n'avait pas de tatouage alors que mon client en possède un sur la main. A titre principal et au bénéfice du doute, je sollicite donc l'acquittement à titre principal et à titre subsidiaire, un sursis".

De graves conséquences


Pour l'avocat de Daniel, il est évident que toutes les preuves accusent le prévenu. 

"Lors de sa première audition, le prévenu ne se souvient pas des faits alors qu'ils sont gravissimes. Il précise que c'est bien son véhicule sur les photos et qu'il est le seul à l'utiliser. Sur les lieux des faits, un témoin voit le prévenu se diriger vers Daniel et va l'attaquer gratuitement. Le prévenu est connu en France pour coups et blessures. Nous ne sommes donc pas face à un ange. Aujourd'hui, mon client a des problèmes moteurs et a un suivi psychologique important. Les frais médicaux s'élèvent à plus de 33 000 euros. Il ne sait plus écrire et a même besoin d'aide pour couper sa viande".


Le représentant du ministère public requiert une peine de deux ans d'emprisonnement.

Le jugement sera prononcé le 6 mai.