Des faits graves se sont déroulés au sein d'une maison de repos au cours du mois de mars 2019. Une dame nommée Maria (prénom d'emprunt) résidait dans l'établissement situé à Tournai. Cette dernière souffre du syndrome de Korsakoff, un trouble neurologique. Un soir, les éducateurs de nuit étaient interpellés de voir de la lumière dans la chambre de Maria. Comme ce n'était pas habituel, ils sont rentrés et ont constaté qu'un résident, Xavier (prénom d'emprunt) était positionné sur Maria, sans pantalon.

Atteinte du syndrome de Korsakoff à un stade avancé, Maria a perdu l'usage de la parole et n'a pas de mémoire à court terme. La dame ne sait donc pas s'exprimer sur les faits à l'heure actuelle. "Je pense que le dommage moral est présent même si la victime ne sait pas s'exprimer. C'est pourquoi, je demande un dommage moral de 5 000 euros", déclare l'avocate de Maria.

Xavier, le prévenu, n'était pas présent devant la barre afin d'expliquer les faits et il était donc représenté par son avocat. Selon le prévenu, Maria était consentante et ils avaient tous les deux, une relation proche. Il la considérait même comme son amoureuse. Cependant, selon plusieurs témoignages, Xavier embrassait régulièrement des femmes qui résidaient dans cette institution.

Un homme stable

Devant la barre, l'avocat du prévenu a évoqué la relation fusionnelle entre les deux personnes. "Il l'aidait au quotidien et il avait une réelle affection pour elle. Xavier avait l'impression qu'elle était consentante car ils s'embrassaient et cela ne se faisait pas à sens unique. Maria ne le repoussait pas et elle acceptait ses avances. Âgé, aujourd'hui, de 78 ans, le prévenu a eu un traitement médical qui a porté ses fruits et il est actuellement stable. Je demande un sursis simple ou à titre subsidiaire de ne plus commettre de délit, de ne plus entrer en contact avec la victime et ses proches et d'avoir un suivi psychologique. En ce qui concerne le dommage moral, la somme me semble élevée. Je propose le montant de 2 500 euros"

Xavier est déjà connu de la justice pour des faits de coups et blessures. Le représentant du ministère public requiert cinq ans d'emprisonnement. Le jugement sera prononcé le 25 mars.