Guillaume (prénom d'emprunt) se trouvait, ce jeudi, devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai afin de relater les faits de violence qui se sont déroulés à l'égard d'une connaissance. L'homme, connu de la justice et ayant déjà fait de la prison, est resté en contact avec un ancien détenu, nommé Maxime. Le prévenu prêtait occasionnellement de l'argent à son ami afin de l'aider financièrement. En voulant récupérer son argent, Guillaume lui a réclamé 5 000 € en le menaçant de kidnapper sa sœur et son filleul.

"Je conteste les faits. Il me devait 1 500 €, je n'ai jamais réclamé la somme de 5 000 €. J'ai demandé après mon argent une fois mais je ne l'ai jamais menacé verbalement. Nous avions convenu un remboursement mensuel. Je ne vois pas pourquoi, il est allé faire cette déclaration", précise Guillaume.

Cependant, lors de son audition, le prévenu semble avoir tenu une autre version des faits. En effet, il aurait déclaré vouloir récupérer son argent et avoir menacé Maxime pour lui faire peur. Aujourd'hui, devant la barre, Guillaume semble avoir un trou de mémoire. "Lors de mon audition, je ne me souviens pas avoir fait cette déclaration".

Des gestes de violence

Le prévenu ne s'est pas arrêté là. En effet, en 2018, alors qu'il était en voiture, il a croisé l'oncle de Maxime. Guillaume lui a alors fait un signe, démontrant son intention de lui trancher la gorge et de vouloir le tuer avec une arme. Pour ces gestes de violence, l'homme reconnaît les faits.

Guillaume est un habitué des services de police pour coups et blessures. Le représentant du ministère public requiert alors une peine de huit mois d'emprisonnement. Pour l'avocat du prévenu, certains éléments sont incohérents.

"La victime aurait eu peur de Guillaume mais quand il a eu besoin d'argent, il a demandé au prévenu. De plus, il n'avait pas besoin de le menacer, il savait qu'il allait le rembourser de manière mensuelle. C'est pour cette raison, que pour les menaces à l'égard de Maxime, je demande l'acquittement. En ce qui concerne les gestes de violence sur l'oncle de la victime, je demande une peine de travail. Il faut savoir, que depuis les faits, le prévenu est en bons termes avec Maxime et n'a plus de contact avec son oncle".


Devant la barre, Guillaume souhaite que son passé n'ait pas de conséquences sur son jugement. "J'espère que mes antécédents ne pèseront pas dans la balance", conclut le prévenu. Le jugement sera prononcé le 1er avril.