Ludovic et son ex-compagne devaient récemment se présenter devant le tribunal correctionnel de Tournai pour une affaire tout à fait délicate. Ces derniers sont en effet accusés d'avoir porté des coups à leur fille Léa (prénom d'emprunt) du 27 mars au 26 juin 2017. 
   
Le jour où tout va basculer sera le 25 juin 2017, après avoir allaité l'enfant alors âgé de 3 mois, la mère a donc confié Léa à son père afin de la coucher. Après avoir entendu des pleurs, Ludovic s'est rendu à son chevet pour remettre sa tétine. Quelques heures plus tard, il a constaté que le bébé était inerte et tout bleu. Très rapidement, il a effectué un massage cardiaque et a appelé les secours. Une fois qu'elle a été amenée à Bruxelles, les médecins sont unanimes: Léa a subi un arrêt cardiaque. Seulement, ce n'est pas le seul élément que les professionnels ont constaté. La petite Léa présentait une multitude de fractures aux côtes, aux bras, aux jambes ainsi que des morsures. 
 
"Mon attention n'a jamais été portée par les pleurs de Léa. Je ne sais pas d'où viennent ces fractures. Toutefois, je confirme avoir vu la maman porter des coups de pied dans le parc et la nacelle alors que notre fille se trouvait dedans. Quand je la voyais agir comme cela, j'étais tétanisé", précise Ludovic devant la barre. Hanna, la maman de Léa, ne sait également pas comment ces fractures ont pu apparaître. 
 
"C'était une enfant qui pleurait souvent à cause de coliques. Je n'ai donc pas été alertée plus que cela. Il est vrai que quelques jours avant les faits, Ludovic est en effet tombé avec la petite mais je n'ai pas vu la chute. En ce qui concerne les coups dans le parc et la nacelle, je conteste les faits".  
 
Selon l'avocate de Léa, cette dernière n'allait ni chez la nounou, ni à la crèche. Ces fractures ne sont donc pas arrivées toutes seules sachant que Léa n'a aucun problème de santé. "Si ce n'est pas la mère, ni le père, pourquoi cela ne serait pas les deux ? La petite Léa se bat toujours aujourd'hui à la suite de ces événements tragiques. Elle a d'importants retards cognitifs, n'est pas capable de s'asseoir, de marcher ou encore de ramper". 
 
A la lecture des différentes séquelles de l'enfant, les deux parents sont restés de marbre. Pour le représentant du ministère public, on ne saura malheureusement jamais ce qu'il s'est véritablement passé dans ce huis clos. Considérant les deux parents comme responsables, il requiert une peine de 4 ans de prison pour Ludovic et 3 ans de prison pour Hanna. 
 
La défense souhaitant ajouter des éléments au dossier, l'audience est reportée au 25 novembre.