Un conflit de voisinage latent s’est terminé avec les poings

Condamné en février dernier suite à des faits de coups et blessures à quatre mois de prison, Lorenzo faisait opposition à ce jugement ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Tournai.

Quelques mois avant sa condamnation, l’homme s’était présenté au domicile d’un de ses voisins en compagnie de deux autres personnes. Afin d’avoir facilement accès à l’habitation, un des individus avait prétexté être facteur. Lorenzo s’est alors retrouvé face à son voisin.

"Au début, je voulais juste discuter, assurait-il. La veille au soir de ces faits, il avait jeté une hache et une canette de bière dans ma direction. Le lendemain, je suis donc allé le voir et le ton est monté. Il s’est alors ramassé une gifle." Une gifle qui ressemblait en fait un peu plus à un coup de poing. D’ailleurs, face à la violence de la scène, la femme de ménage qui était présente a pris peur et a préféré s’enfuir.

Le président du tribunal, Alexandre Hanard demandait alors au prévenu si son coup n’était pas préparé à l’avance vu qu’il était accompagné de deux personnes. Lorenzo lui répondait alors que c’était dû au hasard. "J’ai l’impression que vous prenez le tribunal pour un grand naïf", assurait Alexandre Hanard au prévenu âgé de 36 ans.

Son conseil, Me Taeke, plaidait une peine de travail pour son client avant d’expliquer ce qui avait poussé son client à agir de la sorte.

"On pourrait résumer cette affaire comme drame social sur fond de Cara Pils. Le voisin de mon client a pour fâcheuse habitude de boire de la bière et de jeter ses déchets dans sa propriété. Mon client, qui doit s’occuper de son enfant victime d’une leucémie, a tout doucement eu marre de ce comportement. Ce fait est le résultat d’un conflit de voisinage impliquant un homme impossible à résonner…"

Pour le ministère public, il était surtout question d’un problème de gestion de la violence. "J’en veux pour preuve son casier judiciaire." La confirmation du jugement initial était alors requise.