A la suite d'une séparation difficile, Mick devait se présenter devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai pour ne pas avoir respecté son droit d'hébergement. Du 13 juin 2020 au 14 juillet 2020, le prévenu a ainsi gardé ses deux filles alors que leur mère avait la garde principale. 

"Un jour, la plus grande de mes filles est revenue à la maison avec plusieurs hématomes sur le corps et elle me disait que c'était sa maman qui était la responsable. Rapidement, j'ai porté plainte et j'ai contacté le SAJ. Ces derniers ont ainsi conseillé que je garde mes enfants. Mon avocat de l'époque a également été contacté mais aucune procédure n'a été engagée", a précisé ce jeune papa devant la juge Laus.
  
Représentée par son avocate, la maman des deux jeunes enfants a sollicité un dommage moral de 500 euros. "Depuis que le couple s'est séparé en octobre 2019, c'est toujours le même argument que monsieur développe devant le tribunal de la famille. Ma cliente, possédant la garde principale, a été contrôlée et les enfants ne risquent absolument rien". 
 
En l'absence d'antécédent judiciaire, le représentant du ministère public requiert une peine d'un an d'emprisonnement à l'égard de Mick. "Ayant le droit de voir ses deux filles un week-end sur deux, l'aînée est, en effet, revenue chez son papa en disant qu'elle avait peur de sa maman. Cette enfant a tenu le même discours devant le médecin. Ces déclarations sont tout de même assez inquiétantes. A ce jour, mon client compte bien respecter les jugements. Je sollicite donc à titre principal un acquittement et à titre subsidiaire une suspension simple du prononcé", a conclu l'avocate de Mick.
  
Le jugement sera prononcé le 8 novembre.