La consommation abusive d'alcool peut décidément faire dégénérer la moindre situation qui paraît pourtant anodine. Ce n'est pas Laurent (prénom d'emprunt) qui dira le contraire. L'homme devait en effet comparaître ce jeudi matin à la barre du tribunal correctionnel de Tournai suite à un fait de violence. Cependant, suite à un problème lié au Covid-19, il était représenté par son avocat, Me Ronveau.
Il lui était ainsi reproché d'avoir porté des coups sur un homme, le 10 juin 2018, au sein d'un club de tennis. Tout serait en fait partie d'un petit détail, véritablement trop accentué par l'alcool, comme l'a détaillé la représentante du ministère public.

"Une dame est venue dire bonjour au prévenu mais ce dernier n'a pas souhaité lui répondre. La victime, qui a assisté à la scène, n'a pas compris pourquoi le prévenu ne répondait pas à cette dame et a commencé à l'insulter. Le prévenu lui a alors répondu par la force." Laurent aurait pourtant pu éviter la case tribunal puisqu'une médiation pénale avait été entreprise. Malheureusement, cette dernière n'a pas pu arriver à son terme. "Lors de cette médiation, il lui a été proposé de suivre une formation contre la violence mais le prévenu a estimé qu'il n'en avait pas besoin."

Huit mois d'emprisonnement ont ainsi été requis à l'encontre du prévenu. Son avocat, Me Ronveau, remettait les faits dans leur contexte.

"La scène reprochée à mon client s'est déroulée un jour important pour les amateurs de tennis puisque c'était la finale de Roland Garros. C'est ce que mon client suivait depuis le club de tennis où il a bu des boissons alcoolisées. Après avoir été insulté par la victime, mon client lui a porté un coup de tête, il le regrette. De base, ce n'est pas quelqu'un de violent. C'est d'ailleurs pour cela qu'il n'a pas souhaité faire la formation, ce n'est pas un délinquant."

La suspension simple du prononcé a été sollicitée par Me Ronveau. Le jugement sera rendu le 17 décembre.