Noël est souvent synonyme de repas festifs et de beaux moments en famille. Pour Lucien (prénom d'emprunt), cette fête n'est désormais plus qu'un mauvais souvenir. En effet, ce jour-là, Lucien, ayant déjà un certain âge, a pris la route afin d'aller chercher ses plats pour le réveillon de Noël. En empruntant un rond-point, ce dernier a constaté qu'un véhicule avait un problème au niveau d'un clignotant. En poursuivant son itinéraire, à proximité d'un feu de circulation, Lucien a encore aperçu la voiture et a constaté que cette dernière rencontrait toujours le même problème. Il a donc fait un signe au conducteur pour le prévenir du danger. C'est alors que le prévenu, Julien (prénom d'emprunt), est sorti du véhicule et a donné un coup violent à Lucien.

À la suite des faits commis, Julien se trouvait, ce jeudi, au tribunal correctionnel de Tournai afin de s'expliquer. Devant la barre, le prévenu reconnaît les faits. "Nous étions dans un rond-point. C'est mon papa qui conduisait, le clignotant se mettait à fonctionner tout seul. Juste avant, nous avions failli avoir un accident. Il y avait ma nièce derrière, j'avais eu peur et j'étais donc énervé. Je suis sorti du véhicule et j'ai donné un coup. J'assume complètement ce que j'ai fait. Je n'avais pas remarqué que c'était une personne âgée. Pour moi, la personne avait des cheveux noirs. Elle n'était pas comme elle est aujourd'hui", déclare Julien.

Une victime traumatisée

La victime, âgée de 75 ans lors des faits, a été choquée par cet événement. En effet, à la suite du coup porté par le prévenu, Lucien a eu des hématomes et une fracture du sinus. Aujourd'hui, il reste perturbé par cet incident ainsi que sa femme. L'avocat du couple demande 1.500 euros de dommage moral et 1.200 euros de dommage médical ainsi que 750 euros de dommage moral pour la femme de la victime. 

Julien possède déjà deux antécédents. Le représentant du ministère public requiert une peine de quinze mois d'emprisonnement ou 150 heures de travail. Pour le prévenu, la prison semble inimaginable. "Je regrette, je ne veux pas aller en prison pour une petite bêtise. Je préfère le travail à la prison", conclut Julien. Le jugement sera prononcé le 18 mars.