Noé (prénom d'emprunt) se trouvait dernièrement devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai pour s'expliquer des faits qui se sont produits courant 2018. Un soir, le beau-frère de Noé l'a invité à aller boire un verre et ils se sont également rendus par la suite, au casino. Les deux jeunes hommes ont passé un agréable moment et ont consommé des boissons alcoolisées. Une fois leur soirée terminée, ces derniers sont rentrés chez eux. C'est alors, que Noé et sa compagne de l'époque ont commencé à se disputer et la situation a complètement dégénéré. 

Très vite, Noé a appelé le service de police en précisant qu'il voulait tuer sa femme. Arrivés sur place, les deux policiers ont rapidement constaté que le prévenu était assez énervé et qu'il faisait preuve de résistance. "J'avais un petit verre dans le nez, j'avais consommé des boissons alcoolisées. Les policiers m'ont dit de partir pour la nuit et d'aller dormir chez une connaissance. J'ai contesté car je ne voulais pas partir sans ma fille. Je leur ai demandé si, je pouvais l'emmener et ils ont refusé. J'ai alors senti la pression monter. Pour me calmer, je suis allé dans une autre pièce et je me suis défoulé sur des cartons", déclare Noé, le prévenu. 

En voyant que le jeune homme était sous-pression, un des policiers a pris l'initiative de vérifier si tout allait bien pour Noé. Sauf que, la situation s'est très vite aggravée. "Un policier est arrivé, je l'ai repoussé avec mon bras d'un geste brusque et il est tombé sur le sol. C'est alors, que l'autre policier est rentré dans la pièce, il m'a pris par la gorge et nous sommes tombés tous les deux. Pendant ce temps, l'autre policier s'est relevé et m'a mis un coup de matraque à la jambe. J'ai d'ailleurs saigné" précise Noé. 

À la suite de cet incident, le prévenu n'a pas pris la peine de faire certaines démarches. "Je n'ai pas porté plainte et je ne ne suis pas allé faire constater les coups. Après tout, j'ai peut-être mérité ce coup de matraque. Aujourd'hui, j'essaie de me battre pour avoir une vie meilleure".

La version des policiers

Lors de l'audience, les deux policiers étaient présents. L'un d'entre eux a d'ailleurs souhaité témoigner afin d'expliquer sa version des faits. "Le jour de l'intervention, j'ai essayé de discuter avec Noé car il était très énervé. Il ne voulait pas partir sans sa fille mais nous ne pouvions pas laisser l'enfant avec lui. À la suite de son geste, je suis tombé. Mon collègue est donc arrivé et le prévenu lui a porté un coup", déclare le policier.

Après cette altercation qui a pris une tournure aggravante, chacun des policiers demande 200 euros de dommage moral. Noé est déjà connu de la justice. En effet, en 2011, il avait déjà été accusé pour coups et blessures. Le représentant du ministère public requiert une peine d'emprisonnement d'un an. Le jugement sera prononcé le 18 mars.